
Sans interventions humaines, les dunes seraient en constant remaniement.
Une marée plus forte, une marée d'équinoxe, une tempête violente,le cordon dunaire parallèle à la plage s'effondre, la mer envahit les parties basses des dunes....
Le vent joue du sable pour faire monter la dune, la promener, la faire disparaître... Les pannes humides, se couvrent d'une végétation en constante évolution, de la mousse à l'arbre en passant par les graminées, les plantes basses, les broussailles... avant d'être submergées par la dune suivante.
Bref, un monde dynamique, imprévisible...
HALTE - LA ...
l'homme a construit ses maisons, buildings de vacanciers, il cultive les polders... pas question de laisser la nature en liberté. Digues et protections diverses sont construites depuis des centaines d'années. Comment donc réagit Mère Nature mise en cage? Elle se fige! La végétation évolue lentement mais sûrement vers le climax de la Belgique: une forêt !
QUE FAIT L'HOMME POUR LA SAUVEGARDE DES DUNES ?
Trois axes prioritaires orientent les choix de gestion de la réserve naturelle:

Priorité à la BIO DIVERSITE implique de favoriser au maximum la diversité de plantes, animaux, insectes, mousses, champignons... sur le site de la réserve naturelle. Bio-diversité naturelle, s'entend, il ne s'agit pas, à coup d'engrais ou de serre de multiplier le nombre de plantes différentes qui n'ont pas leur place normale sur le site. Mais cela implique de favoriser la diversité des biotopes suceptibles d'accueillir une vie spécifique à chacun.
La priorité sera accordée aux espèces rares, fragiles, ou peut-être communes dans ce milieu mais rares au niveau europeen ou mondial. Une Liste Rouge d'espèces menacée sert de guide pour la gestion des réserves naturelles.
La SPONTANEITE d'apparition d'une espèce ou d'un habitat est respectée.

Historiquement, les dunes étaient pâturées de manière extensive par le bétail , les arbres servaient de combustible. ce biotope semi-naturel tend à disparaître (comme les pelouses calcaires en calestienne)...
Il suffit de recréer les conditions anciennes, à grand renfort de défrichage féroce ou à l'aide d'auxiliaires sympatiques (chevaux, poneys... qui pâturent de grands espaces) pour que les plantes typiques du lieu y reviennent, parfois après une absence assez longue .
L'orchidée (photo) par exemple est maintenant bien présente. Il a "suffit" de faucher (et d'enlever le produit de la fauche) des espaces favorables du point de vue de l'humidité du sol pour qu'elle se réinstalle.
Il est actuellement maintenu ou recréé . Dans des lieux ou la promenade de la dune ne risque pas de submerger les polders agricoles ou des quartiers habités!
Le principe d'HISTORICITE protège des espèces ou des biotopes qui font partie de l'histoire du site.
Les pelouses calcaires pauvres sont le fruit d'un pâturage ancien des pannes dunaires. Fauchage et mise en pâture de certaines zones permettent de sauvegarder la richesse biologique de ce biotope.
Dans nos dunes, les gestionnaires sont ainsi amenés à:
Dans ces conditions, les plantes et animaux qui ont leur place naturelle dans ces biotopes y réapparaissent spontanément, il suffit d'attendre!
Mais encore... certains espaces sont consacrés à des études ponctuelles menées par des universités, d'autres sont traités de façon à permettre au public de découvrir des espèces rares sans sortir des chemins balisés...
Et, cerise sur le gâteau, quelques parcelles ont la permission d'évoluer vraiment naturellement, sans intervention humaine...