
Il s'agit ici d'une collection personnelle de tout ce que j'ai trouvé sur la plage, rassemblée depuis les années 1980...
Si vous imprimez les grandes fiches (clic sur la vignette pour la voir) au format 9cm x 6cm les coquillages seront en vraie grandeur (sauf les couteaux). Chaque carré du quadrillge mesure 1cm x 1cm
CLIC SUR LES IMAGES POUR LES VOIR EN GRAND FORMAT
On ne trouve pas que des traces du vivant sur la plage, loin s'en faut. Si chacun reconnaitra facilement une vieille cannette, un sac plastic, des cordages et morceaux de filet, etc, il peut se présenter de vraies enigmes si vous n'avez un bon binoculaire sous la main.
N'hésitez pas à me faire part de vos trouvailles, si je n'ai pas de réponse, je m'acharnerai à trouver LA personne qui apportera LA réponse.
Personnellement, je n'en ai jamais trouvé. Mais des promeneurs m'en ont montré. Elles étaient présentes en grand nombre entre Coxyde et La Panne au mois de juin. Mais comme elles sont minuscules et presque invisibles dans l'eau, il fallait les yeux d'enfants curieux pour les dégotter. Cela ressemblait à des oeufs...
Le PET de nos bouteilles de boissons diverses, avant d'être mis en forme, est livré sous la forme de ces petites billes aplaties. Fabriquées par les usines pétrochimiques, elles voyagent à travers le monde avant de trouver leur forme définitive... euh non, disons leur forme utile très courte durée. Lorsqu'un chargement de ces billes se perd en mer, voici l'océan innondé de ce leurre. Imaginez l'estomac d'un poisson ou d'un mammifère qui croyant se nourrir d'oeufs de poisson, a ingurgité une grande quantité de PET...
Le PET pollue la terre entière, est difficilement dégradable, son "recyclage" n'est qu'un argument commercial qui donne bonne conscience (que devient le "polaire" doux et chaud fabriqué à partir de ces bouteilles recyclées, ou ce mobilier urbain... il pollue! un peu plus tard, mais il pollue)
Et voilà que j'apprends qu'avant même d'avoir pris une forme "utile", il met en péril la vie de certains animaux marins. Mais quand donc interdira-t-on purement et simplement l'utilisation de ces nuisances?
Famille : Glycymerididae
Elle est aussi appelée "huitre du pauvre" , elle est donc commestible. On la trouve actuellement dans le nord-ouest atlantique et en méditerranée.
Les coquilles trouvées sur nos plages datent souvent du pléïstocène!
Elle vit en mer jusqu'à 100 m de profondeur enfouie peu profondément sur les fonds de sable vaseux, de sable grossier et de graviers.
En attendant la photo de l'exemplaire que j'ai trouvé sur notre plage, voyez cette fiche
Vous saurez ainsi que ce coquillage assez primitif ne possède ni byssus ni syphon. Un pied lui procure une certaine mobilité et lui permet de s'enfouir dans le sable. Il est en outre muni de branchies.
Famille : Cardidés
On compte de 18 à 23 côtes radiales.
Chacune porte de courtes épines pointues . Les épines des côtes antérieures sont un peu plus longues que les autres mais lorsqu'on la trouve sur la plage, les épines sont usées et parfois à peine perceptibles.
La bucarde à papilles vit légérement enfoncée dans le sable ou les graviers plus ou moins envasés, en Atlantique, Manche, Mer du Nord et Méditerranée
Famille : Cardidés
Sa distribution va de la Norvège au Portugal et on en trouve encore au Sénégal, toujours sur la zone de balancement des marées.
Elles vivent en moyenne deux à quatre ans mais peuvent exceptionnellement atteindre dix ans.
Il s'agit des coquillages fouisseurs et filtreurs qui vivent à peine enfoncé dans le sable (ou la vase). Un double siphon très court assure la respiration et l'alimentation. Pour échapper à ses prédateurs (homme ou oiseau), elle s'enfonce brutalement d'un centimètres ou deux par rétraction du pied qui l'ancre dans le sable
Moins populaire que la moule, la Coque est un commestible apprécié.
Mais attention: ces filtreurs accumulent certains toxiques (métaux lourds, pesticides, PCB etc.). Leur population peut en souffrir, et l'homme peut également en subir les effets indésirables au niveau endocrinien par ex.
Ils sont aussi victime de parasites qui peuvent rendre l'homme malade. Il est fortement déconseillé de consommer des coques récoltées après une journée bien ensoleillée!
La coque est récoltée à marée basse à la main ou à l'aide d'un rateau.
Elle est aussi élevée en Bretagne (conchyliculture).
Les hivers rigoureux peuvent les décimer mais ce même hiver rigoureux stimule la reproduction (le changement de température induit la production d'oeufs et de spermatozoïdes, lorsqu'il est bien marqué, la sychronisation est optimum et la fertilité est meilleure) .
La photo de la barnée dans sa pierre calcaire a été prise au musée de zoologie de l'ULB (gratuite, axée sur l'évolution du vivant avec un superbe tableau phylogénétique, l'exposition est à voir absolument! )
La coquille est très fine. Elle est munie d'un crochet et d'un repli à l'endroit de la charnière.
Famille : Petricolidae
Ces deux coquillages sont souvent confondus bien qu'ils n'appartiennent pas à la même famille. Une évolution parallèle dans des biotopes semblables a abouti à des caractéristiques comparables: La forme générale allongée, la surface très rugueuse, des valves libres, non reliées par des ligaments. Tout cela leur permet de vivre enfoncés dans la tourbe ou la vase durcie ou le calcaire tendre dans un trou qu'elles ont elles même foré grâce aux mouvements de glissement d'une valve sur l'autre. (leur nom en néerlandais "boormossel" signifie : moule qui fore! ) Ils se fixent par par pied au fond de leur trou qu'ils adaptent continuellement à leur croissance.
Solen marginatus - Couteau gaine - Messchede - Famille : Soleniidae
Ensis arcuatus- Couteau arqué - Grote zwaardschede - Famille : Pharidae
Ensis directus - Couteau américain - Amerikaanse zwaardschede - Famille : Pharidae
Ce dernier est d'origine américaine. Il est arrivé en Europe dans l'eau de ballast des navires vers 1978. Chez nous, il est présent depuis 1987. Il est en passe de supplanter notre Ensis arcuatus!
Les couteaux occupent les zones de balancement des marées à environ 50cm de profondeur. Ils remontent au ras de la surface à marée haute.
Il est repérable grâce à la trace de ses syphons sur le sable : un trou en forme de petit huit .
Si vous désirez le capturer, il faudra vous approcher discrètement (face au vent, sans faire de l'ombre sur ses syphons). Vous le tromperez alors en soupoudrant le trou de sel, ce qui lui fera croire que la marée haute est revenue. Et lorsqu'il apparait il faut être rapide ... Bonne chance
Il est commestible mais l'eau de mer à l'endroit où vous vous trouvez est peut-être polluée. A moins d'avoir sur vous le labo du parfait chimiste pour l'analyser ou de pouvoir consulter un pècheur local, évitez de consommer vos captures.
Super Famille : Tellinoïdae - Famille : Donacidae
Son aire de répartition se limite au sud de la Mer du Nord. Elle vit dans la zone de balancement des marées. Elle sort de son trou et se laisse porter pas ces marées pour explorer toute la plage. Lorsque la mer se retire, elle s'enfouit à faible profondeur et souffre fort des hivers froids.
On la nomme aussi Olive ou haricot de mer. Sa super-famille explique qu'elle soit vendue comme fruit de mer sous le nom de "telline". Et si vous effectuez une recherche sur le web, le mot "telline" vous apportera assez de recettes culinaires pour en manger tous les jours de l'année sous une forme différente. La pêche intensive qu'elle subit ne semble pas mettre l'espèce en péril. Elle se reproduit efficacement à l'âge d'un an seulement, alors qu'elle mesure à peine un cm et cela assure le renouvellement de la population. Les pêcheurs de donace (les tellinaires) parcourent la zone où viennent se briser les vagues, munis de filets qu'ils tirent derrière eux pour récolter tout ce qui nage entre deux eaux dans cette zone.
Les fossiles de ce bivalve prennent des couleurs très variées. Vous trouverez beaucoup de plaisir à les collectionner.
Famille : Ostréïdae
A l'état sauvage, elle vit fixée sur des rochers; le long des côtes. Elle adapte la forme de sa coquille à la forme de son support et à la présence de ses congénères.
Ce filtreur inhale l'eau de mer par un mouvement de ses valves, les particules sont retenues par un mucus et dirigées vers la bouche par le mouvements de cils.
Elle se reproduit à partir de 2 ans. Les glandes sexuelles secrètent des spermatozoïdes une année sur deux et des ovocytes l'autre année!
Les larves âgées d'une vingtaine de jour se fixent sur un support. C'est à ce moment que les cultivateurs vont disposer des collecteurs. Ils devront éclaircir les rangs quand les jeunes huitres prendront du volume, puis, dès qu'elles sont assez solides pour être manipulées, elles sont déplacées et termineront leur croissance sous haute surveillance L'huitre cultivée sera manipulée environ 150 fois afin qu'elle présente une forme ronde, pleine, sur l'étal du marchand.
Famille: Mactridae
Elle peut mesurer jusqu'à 13 cm!
Tout comme les mactres, elle présente une charnière formée d'une cavité triangulaire dans la valve de gauche, dans laquelle vient se loger une excroissance (chondrophore) de la valve de droite.
Elle occupe le même biotope que les différents couteaux, sous la surface de la plage, près du niveau de la marée basse.
Elles se signalent par un trou dans le sable, qui laisse passer ses siphons. Elles émettent d'ailleurs parfois un puissant jet d'eau. Les pêcheurs la recherche car ses siphons sont parait-il délicieusement tentants pour le bar et la morue par exemple.
Famille: Mactridae
Elle mesure jusqu'à 5 cm, ses bandes rayonnates brunes sont caractéristiques ainsi que la coloration violette et blanche de l'intérieur de la valve.
Elle pourrait, de part sa forme, sa taille et sa couleur être confondue avec la spisule solide. Mais tout doute est levé quand on la tient en main: sa coquille est particulièrement fine et fragile. De plus, sa charnière est du même type que celle de la lutraire avec l'excroissance de la valve de droite (chondrophore) qui vient se loger dans une petite cavité de la valve de gauche.
Une autre mactre, la mactre fauve, plus grande (10 cm) et plus solide est très rare sur nos côtes.
Elle filtre l'eau de mer pour retenir sa nourriture. Une seule moule filtre 2 litres d'eau par heure.
Découverte à marée basse, elle change alors de mode respiratoire et peut capter l'oxygène de l'air.
Elle se fixe par un faisseau de fibres (byssus) collé sur un support (brise-lame par exemple) . Les fibres résultent de la production d'une substance visqueuse par la glande à byssus. Cette substance est saisie, étirée et collée sur le support par le pied de la moule. Plus les conditions extérieures sont turbulentes, plus grand nombre le nombre de fibres. Cette fixation est extrêmement solide et aussi bien les fibres que la colle secrétée sont étudiées par les scientifiques. Le but étant d'imiter la nature afin d'atteindre son efficacité.
Si les conditions extérieures deviennent défavorables, la moule est capable de couper son byssus et de changer de place grâce à son pied. En deux ans elle atteint la taille adulte.
Dans les élevages de moule, les jeunes larves de moule sont retenues par des filets sur lequels les jeunes moules vont se développer. On élève des moules en France depuis 1225!
L'usage veut que l'on évite de consommer des moules durant les mois sans "r" (de mai à août). Elles ne sont pas toxiques durant cette période mais seulement plus maigre car elles viennent de terminer leur période de reproduction. Les température plus élevées rendent sa conservation plus difficile aussi. Malgré cela, cet usage semble tomber en désuétude.
Les moules sont aussi d'excellents bio-indicateurs de pollution aux métaux lourds car elles filtrent de grandes quantités d'eau et leur organisme n'évacuent pas ces polluants. Au cours des dernières années, les taux de métaux lourds dans les moules sont en augmentation et il est recommandé de ne pas en manger plus d'une fois par semaine...
Ses ennemis naturels sont :
Notre moule (mytillus edulis) est allongée et assez épaisse, la moule de Provence (ou de Méditerranée, Mytilus galloprovincialis) est plus plate, plus large et arrondie à une extrémité.
Famille: Myidae
Jusqu'à 7 cm, espèce nordique.
Sa charnière est construire comme celle des lutraires avec un chondrophore important
Comme elle vit assez profondément, ses syphons sont longs et ne rentrent pas dans la coquille mais ils sont protégés par un prolongement de la couche extérieure du coquillge: le périsostratum.
La palourde se décline en plusieures espèces, la jaune, la bleue, la rose, la grise et la japonaise... pour se limiter à celles mentionnées par le "Guide des coquillages de France" édité chez Belin!
Ici, vous avez toutes les chances de trouver Venerupis corrugata, la palourde bleue. Mais elle n'est bleue que vivante, dans son milieu naturel. Vous avez toutes les chance de la trouver brune, souvent décorée de motifs plus ou moins triangulaires
Elle peut vivre enfuie dans le sable ou dans la craie. Dans ce dernier cas elle se choisit un trou de perceur (pétricole d'Amérique ou barnée blanche) et s'y fixe au moyen d'un byssus (comme la moule). Avec le temps elle prend alors des formes irrégulières, imposées par son trou.
Toutes les palourdes présentent un relief de "tissu" sur leur coquille, striés parallèlement et perpendiculairement au bord.
Autre nom: pétoncle blanc, vanneau.
Il peut mesurer jusqu'à 9 cm, la valve supérieure est un peu moins creuse que l'inférieure. .
Jeune, il vit fixé sur des pierres par un byssus, comme les moules. Adulte il vit sur le sable sable ou le gravier jusqu'à 200 mètres de profondeur. Il circule alors librement et se déplace en claquant des valves (ce qui éjecte violemment l'eau contenue dans la coquille et le propulse dans la direction opposée). Cela lui est fort utile pour échapper aux étoiles de mer! Il les voit arriver car il est muni d'yeux rudimentaires sur le pourtour de sa coquille.
Il vit souvent en symbiose avec une éponge ce qui le protège des étoiles de mer alors que l'éponge échappe ainsi aux limaces de mer!
On le rencontre de la Norvège aux iles Canaries en passant par la Mer du Nord, la Manche et la Méditerranée.
Famille : Pectinidae
Variable qualifie sa couleur... variée! ... violet, rouge, jaune, brun, avec ou sans taches...
Cette photo à droite figure sur différents sites (faire une recherche Google en se limitant aux images). Je ne résiste pas au plaisir de vous la montrer. On y voit des yeux lumineux (la photo a t'elle été retravaillée?) et la coquille est recouverte de sortes de tentacules. S'agit-il d'un animal qui vit sur la coquille? Si vous avez la réponse, n'hésitez pas à nous en faire profiter!
Fixé (jeune) ou libre comme le peigne operculé, il vit entre 0 et 80 m de profondeur.
Famille : Pholadideae
Tout comme la pholade ou barnée blanche, elle vit dans une cavité qu'elle se fore elle même dans un bois ou un calcaire tendre. Elle peut mesurer jusqu'à 7,5cm.
Les deux valves ne sont ni symétriques ni jointives. Il est très rare de trouver les deux valves en même temps car, n'ayant pas la même forme, elles ne se retrouvent pas au même endroit sur la plage.
La photo de la pholade dans le formol a été prise au musée de zoologie de l'ULB. (entrée gratuite, à voir! )
Famille : Mactridae
Adulte, il mesure environ 25mm et présente une forme "triangulaire"
Il est certainement le coquillage le plus commun sur nos côtes. On en trouve par bancs entiers échoués sur les plages. Les coquilles datent souvent du pléïstocène (plus de 12.000 ans av.J.C.). Elle ont eu le temps de dessiner leur histoire en couleur: un milieu oxygéné a abrité les plus brunes, un milieu non oxygéné a recouvert les bleues... A l'origine, elles sont blanches!
On le trouve aussi à l'intérieur du pays, incrusté dans les roches du pléïstocène bien sûr!
Encore bien vivant aujourd'hui, il nourrit certains poissons plats (c'est donc un précieux allié de nos pêcheurs). Ils font aussi le bonheur des canards marins.
Famille : Mactridae
Nettement plus grande, elle mesure de 30 à 46 mm, la forme en est aussi plus ovale.
Elle est, comme son nom l'indique, beaucoup plus solide et épaisse que la mactre coraline avec laquelle on pourrait la confondre.
Les exemplaires vivants sont rigoureusement blancs.
Naturellement jaune, rose ou même légèrement vertes, elles traversent les siècles et fossilisées, perdent leur transparence et prennent des couleurs très variées. Enfant et adultes prennent grand plaisir à les collectionner! D'autant plus que l'on trouve très souvent les deux valves encore accrochées. Bon amusement! (... les plus rares associent sur une même coquille rose et jaune tendre, bonne chance! ). Et puis, dépêchez vous, cette espèce très courante dans ma jeunesse, se fait rare maintenant.
Famille : Tellinidae
Famille : Tellinidae
Plus fine, plus fragile que la telline de la Baltique. La telline papillon se conjugue en différentes sous espèces caractérisées par la couleur. Jaune, rose, orange... et la plus rare: blanche avec une grande tache rouge sur chaque valve.. je ne l'ai jamais vue!
La telline dont le nom flamand indique que son côté droit est strié, présente bien sur sa valve droite de légères cannelures (à vérifier en glissant son ongle sur la surface) Mais tous les coquillages ne présentent pas cette pariticularité et parfois c'est la valve gauche qui est striées, on parle alors en flamand de linksgestreepte platschelp!)
Famille : Lacunidae et Naticidae
Ils peuvent être confondu ...mais regardez bien, le bigorneau ne présente pas de creux à la base du trou d'entrée de la coquille.
Le bigorneau est végétarien brouteur, végétarien donc. Mais si une balane se trouve sur son chemin, il la broutera également!
La natice perce les coquilles des autres mollusques pour s'en nourrir. Une langue extrèmement rapeuse aidée par une secrétion salivaire acide rendent possible ce véritable travail de forage.
Famille : Buccinidae
Il est carnivore et nécrophage. Il introduit le bord de sa coquille entre les deux valves d'un coquillage pour l'empêcher de se refermer. Il a alors tout le temps d'introduire sa trompe pour dévorer la chair.
Ses oeufs sont spectaculaires: une sorte de balle pouvant atteindre 20cm de diamètre constituée de centaines d'oeufs agglutinés. Environ 15% sont viables et vont éclore. Ils se nourrissent des autres 85%
Famille : Calyptraeidae
La crepidule qui accompagnait les huitres importées d'Amérique fin 19ème siècle et du Japon vers 1970, s'est particulièrement bien adaptée sur nos côtes.
C'est un des rares gastéropodes filtreur. Elle entre en concurrence avec l'huitre et la moule pour se nourrir et l'homme la considère comme un fléau.... Certaines zones de pêche doivent aussi être abandonnées car la crépidule présente en masse augmente le temps de tri! Elle modifie aussi les fonds marins qu'elle colonise ce qui pose un problème écologique. Elle prolifère particulièrement autour des élevages d'huitres et de moules... bien sûr!
Et cette prolifération se poursuivra car elle se reproduit de manière très efficace. Elle accepte d'autre part toutes sortes de biotopes (sable, boue, rocher...) et mange tout ce qui flotte dans l'eau. De plus on ne lui connait pas de prédateurs.
Le problème est tel qu'un projet a été mis en oeuvre en Bretagne, visant à l'aspirer littéralement de son milieu. Mais les résultats escomptés n'ont pas été atteint et les zones traitées ont été rapidement recolonisées.
Certains cherchent également à valoriser ce mollusque dans l'alimentaire (il est riche en protéïnes) et l'apport en calcium. La crépidule se consomme déjà actuellement dans les restaurants bretons! (en soupe, cassolette...)
Jeunes, les crépidules vivent à l'état libre, non fixées, elles sont toutes mâles et assure la fécondation. A un moment, elles se fixent sur une autre crépidule plus grande, n'assurent pour la fécondation et deviennent lentement des femelles. Les femelles à maturité, fécondées par les mâles libres, assurent la reproduction. On peut trouver des pyramides de plusieurs individus (jusqu'à 10...) vivant l'un sur l'autre.
Famille : Fissurellidae.
Elles présentent un orifice à la pointe qui sert au passage d'un siphon. Celui-ci assure la circulation de l'eau.
Plusieurs espèces sont présentes, vivantes, en Méditerranée, elles sont toutes végétariennes, broutant les algues sur les rochers qui les abrite.
Les exemplaires rares trouvés sur notre plage, bruns ou gris-noir, datent du pléïstocène.
Super-famille: Buccinoidea , Famille : Nassariidae
Très jolie avec le fin relief qui la recouvre et les nombreuses couleurs qu'elle arbore. ...
Elle mange les cadavres (ce qui en ferait un nécrophage), même en état de putréfaction... Elle est donc saprophage! Elle est l'indispensable éboueur de la mer
Sa coquille vide abrite souvent un Bernard-l'ermite et se couvre alors de drap-marin.
Dans certains pays (Sicile...), elle est consommée au même titre que tous les fruits de mer traditionnels.
Famille : Patellidae
Des oeufs qu'elles pondent sortiront des larves nageuses. Elle est mâle quand elle est jeune et devient femelle en vieillissant.
Autre nom : chapeau chinois, bernique
Famille : Muricidae
Le pourpre ou pourpre petite pierre mesure jusqu'à 4 cm de haut et 2 cm de large et présente des tons variés : blanc, crème, jaune, brun, souvent bi- ou multicolore.
Elle se nourrit de balanes et de moules.
On la rencontre depuis la surface jusqu'à 5 m de profondeur sur les côtes rocheuses en Atlantique depuis le Groenland jusqu'à Gibraltar.
Le nom de "Bigorneau perceur" recouvre plusieurs espèces dont celle illustrée ici: Ocenebra erinacea
Il vit sur des zones rocheuses dans des eaux tempérées fraiches, jusqu'à 150 m de fond. Il occupe la facade littorale ouest du nord-ouest de l'Afrique à la mer Noire en passant par les rivages Méditerranéens. Il est aussi présent devant la Bretagne et la Normandie.
Grand prédateur des bivalves (dont l'huitre et la moule), il est le cauchemar des parcs délevage.
Par un mouvement rotatoire de sa radula (langue extrêmement rapeuse) aidée par un acide sécrété, il fore un trou parfaitement circulaire d'un millimètre environ dans la coquille de sa proie. Il lui faudrait 4 à 6 jours pour percer la coquille et 4 jours pour manger sa proie.
Il se protège des ses propres prédateur en dégageant une odeur qui pourrait aussi anesthésier ses proies.
Dans certaines zones, en aval de port, il est victime du tributylétain (TBT) utilisé pour l'entretien des navires. Ce produit perturbe la prodution d'hormones, les femelles acquièrent des caractères masculins et deviennent stériles. Il est actuellement interdit, la population de pourpre se refait doucement une santé.
La femelle, pond des enveloppes 8 mm de long, fixées sur un substrat dur. La larve éclot dans la capsule et s'y métamorphose en un jeune mollusque. Il quitte cette protection après trois à quatre mois. Les jeunes se dispersent donc dans la zone où vit les parents. La colonisation de nouveaux milieux est donc lente et lorsqu'il disparait à un endroit la recolonisation du milieu est difficile. (Les animaux qui possèdent un stade larvaire planctonique se dispersent plus facilement au gré des mouvements marins)
Il fournit lui aussi le colorant appelé la pourpre. Utilisé dans l'antiquité, des centaines ou même des milliers de pourpes sont nécessaires pour produire un litre de teinture. Mais la couleur résiste 200 ans dans le sol!
Cette teinture est aussi utilisée par les Juifs pour leurs vêtements de prière car elle permet de colorer un tissu de laine sans mélanger végétal et animal!
Autre nom: scalaire
Généralement blanche, elle peut aussi se présenter en robe brun rouge.
Elle se nourrit d'anémones et vit jusqu'à 80 mètres de profondeur
Ce sont des mollusques qui ont "intériorisé" leur carapace. Fascinants ils sont dotés d'une intelligence et d'une mémoire très précoce qui leur permettent d'adapter leur comportement aux circonstances, d'apprendre réellement de nouveaux comportements.
Longue de 20 à 40 cm (tentacules compris), elle se manifeste sur nos plage par son "os de seiche", qui lui sert de flotteur interne (ses mini cavités se remplissent d'eau l'orsque l'animal plonge), d'endosquelette et peut-être de réserve minérale.
La tête porte des bras courts munis de ventouses, ainsi que deux grands tentacules et deux très gros yeux inhabituellement grand et complexe chez les invertébrés, qui lui offre une vision sophistiquée.
Les jeunes sont appelés seichons ou sépions, ils sont des modèles réduits de l'adulte au sortir de l'oeuf (contrairement au jeune poulpe qui possède un stade larvaire distinct).
Elle est de plus dotée d'une ligne latérale, qui comme chez le poisson, lui apporte des informations complémentaires sur son environnement, en tant que prédatrice, mais aussi en tant que proie.
Comme le poulpe, grâce à ses tentacules elle peut saisir et manipuler des objets.
Douée de mimétisme, elle peut changer de couleur grâce aux chromatophores de sa peau, qui sont gouvernés par le cerveau. Dépourvue de pinces, dents, corne ou autre moyen de défense, elle bluffe et prend des couleurs et des formes impressionnantes face à l'ennemi.
Elle peut aussi choisir de fuir l'agresseur, elle projette alors un liquide noir, appelé sépia ou « encre » ou « noir de seiche » qui lui permet de se dissimuler et qui diminue aussi les facultés olfactives du poursuivant.
La seiche est un prédateur qui ne mange que des proies vivantes. Elle chasse et mange des crustacés (crabes et crevettes surtout) et de petits poissons. Un cannibalisme est parfois observé, surtout en aquarium.
La maturité sexuelle est acquise à un an environ et sa durée de vie n'est que de 21 mois... le mâle meurt avant la naissance des jeunes. Ces animaux vivent en groupes meurent donc tous à la même période ce qui explique les apparitions parfois massives d'os de seiche sur les plages, vers le mois de juin.
On trouve la seiche commune dans différents milieux sur le plateau continental, souvent à profondeur moyenne, notamment sur les fonds sableux et dans les algues. Elle se rapproche du littoral en hiver et revient aussi y pondre en été.
Ce mollusque, relativement abondant fait l'objet d'une pêche intensive (de 2 000 à 10 000 tonnes par an en Manche). On ne dispose pas d'étude exhaustive évaluant ses populations, mais c'est une des espèces qui peut localement être victime d'une surpêche, ainsi que de la pollution des littoraux et des ports.
Sources: Texte: Wikipédia - Photo "de face" : John de Jong via Vogeldagboek d'Adri de Groot - Photo "deux seiches" : ce site
Il doit changer de coquille des que suite à une mue, il se sent un peu à l'étroit dans sa demeure. Les coquilles ne sont pas si facile à trouver et souvent ces animaux procèdent à des échanges.
Lorsque la coquille à traîné longtemps sur le sable, elle s'use jusqu'à se trouer, il est alors urgent pour notre ami de se trouver une nouvelle demeure! L'illustration montre une coquille qui a beaucoup servi puisque le drap marin a eu le temps de l'allonger pour l'adapter à la croissance de son hôte.
Certaines espèces de Bernard l'ermite après une jeunesse aquatique, se sont adaptés à la vie terrestre en utilisant leurs branchies comme des poumons.
Classe des Crustacés, sous-classe des Cirripèdes
On le trouve très occasionellement après certaines tempêtes. Elles se fixent en groupe sur des épaves de navire en bois par exemple.
La bernache nonnette est un oiseau aquatique migrateur noir et blanc... mais quel rapport avec notre anatife! ??? Il y a très très longtemps, personne ne savait où partait la bernache, où elle se reproduisait ... alors les gens ont rapproché les couleurs. Ils ont lancé l'idée que les anaitifes (Goose barnacle en anglais) seraient à l'origine de ces oiseaux (Barnacle goose en anglais)... Le moine gallois du XIIe siècle, Giraud de Barri, a même affirmé avoir vu des oies bernaches en train de se transformer.
Classe des Crustacés, sous-classe des Cirripèdes
Certaines espèces vivent fixées sur la peau des grands cétacés!
Les étoiles de mer sont pour la plupart des prédateurs (certaines espèces sont des filtreurs). Ce ne sont pas des folles de la vitesse, elles se contentent de proies lentes! Des bivalves par exemple. Pour les ouvrir et introduire son estomac dans leur coquille elles peuvent déployer une force telle que par comparaison (en fonction de notre poids respectif) nous devrions être capable de soulever d'une main une charge de 500 kg! Et comme elles possèdent cinq bras, quand les deux bras au travail sont fatigués, elles en changent pour poursuivre la traction sur les deux valves du coquillage... jusqu'à ce que celui se fatigue ... et il n'a pas de muscle de rechange! L'estomac prédigère alors la chair du coquillage avant de l'aspirer dans un second estomac qui terminera la digestion.
L'étoile de mer peut se reproduire de manière sexuée mais comme elle est capable de produire aussi bien des spermatozoïdes que des ovules, il lui suffit de relacher les deux dans l'eau de mer pour assurer sa descendance. Elle est capable, si elle perd un bras sous les dents d'un prédateur, de le régénérer en un petit mois. Certaines espèces sont même capable de se régénérer entièrement à partir d'un seul bras! Parfois envahissante ou nuisible, elles étaient coupées en deux et rejetées à la mer... avec l'effet inverse de celui souhaité!
Elle occupe les anfractuosités rocheuses, les espaces sous les pierres, mais on la trouve aussi parmi les algues et bien sûr... sur le sable où elle se déplace en lançant ses bras. On peu en trouver plusieurs milliers sur ... 1 m2
Elle se nourrit de restes d'animaux morts, de particules organiques qui se trouvent dans la mer.
Certaines ophiures sont capables d'émettre de la lumière (phosphorescence) en cas d'agression: Une telle ophiure attaquée par un crabe par exemple abandonne un tentacule qui devient lumineux... cela semble dérouter l'agresseur et la victime a le temps de fuir. Le tentacule abandonné va se régénérer.
La phosphorescence des cellules est utilisée en médecine pour suivre l'évolution de certaines maladies, la durée d'action de certains médicaments et ... certains songent sérieusement à éclairer nos villes grâce à des arbres aux feuilles luminescentes!
La reproduction est étonante: Les glandes génitales s'ouvrent dans 2 poches situées à la base de chacun des cinq bras. Certaines espèces y garderont leurs oeufs le temps de l'incubation. Mais généralement les oeufs produisent des larves à structure et à métamorphoses compliquées (les ophiopluteus). Quand la jeune ophiure est suffisamment développée, la larve se dépose sur le fond marin et se désagrège, libérant l'animal.
Espèce détritivore qui se nourrit des fragments organiques.
Les oeufs des oursins et leur stades planctoniques sont formés de cellules transparentes. C'est pratique pour l'observation en laboratoire!
Les chercheurs essayent de modifier leur capacité de division cellulaire, leur aptitude à s'autodétruire etc... et utilisent les résultats pour faire avancer la recherche sur le cancer (qui esl une maladie de la reproduction d'une cellule incapable de s'autodétruire quand l'heure est venue!)
Tous les membres de cette famille vivent en mer sauf... l'hydre d'eau douce.
Celle-ci est largement utilisée en laboratoire pour étudier la régénérescence des cellules. Ce petit animal de 5 à 30 mm de long pour environ 1 à 2 mm de large, muni de 6 à 10 tentacules autour de la bouche, possède en effet un pouvoir qui fait rêver: coupé en deux, il régénère deux animaux complets à partir de ses cellules souches!
Le cycle de vie des hydrozoaires comprend en général les deux stades:
Mais certaines espèces n'ont plus de forme libres. Elles produisent des larves qui après une vie planctonique se fixent pour devenir polype. Celui-ci développera une nouvelle colonie.
Elle se rencontre fixée aux roches ou sur les épaves à partir de 10 mètres de profondeur dans l'Atlantique Nord-Est, la Manche, la Mer du Nord, la mer de Norvège et en Méditerranée
La sertulaire est une colonie d'hydrozoaires réunis en plumet présentant un aspect de cyprès plus au moins dense de 15 à 40 cm de haut. Les "branches" latérales, ramifiées, portent des polypes disposés sur deux rangs. L'ensemble de la colonie à un aspect corné, souple, mais rêche au toucher.
Elle peut vivre, fixée sur le moindre substrat solide, dans tout au début de la zone de plage recouverte à marée basse jusqu'à 100 mètres de profondeur
La sertulaire n'a plus de méduses dans son cycle de reproduction. Elle émet des larves (planula) qui après une phase planctonique iront se fixer sur un substrat dur. Chaque larve donnera d'abord un polype qui se divisera ensuite pour former la colonie.
On la trouve, sechée et colorée, sous le nom de "mousse de mer" . Elle est vendue comme décoration florale ou décoration d'aquarium