
Chroniques d'une liaison improbable, secrète, éphémère?
Le blog qui hébergeait ces textes, amoursbruxelloises.wordpress.com, a aujourd'hui disparu.
Lundi 21mars 2005
Ma longue dame brune,
A lire vos paysages de la Loire, ce sont des images de votre corps que je vois,
ou que je sens dans mes mains,
et qui me donnent envie de les parcourir de ma bouche:
ces creux, ces reliefs, ces bancs de sable,
ce sont vos bras, vos îlots-seins,et au milieu, l' île-pubis,
si bien faite pour ma main, si soyeuse à mes lèvres.
Ces anfractuosités que ma langue fouille ont le goût de la mer.
Et je veux boire à ce delta, en sentant vos longs doigts me caresser les cheveux...
Et aspirer votre odeur pour m'emplir de vous.
Et vous sentir vous ouvrir, vous offrir, pour moi
C'est très doux de sentir le désir de vous.
Ca vient du ventre et ça irradie un peu partout:
dans ma poitrine, dont le rythme respiratoire change,
dans mon sexe qui durcit,
dans ma tête qui s'envole loin au-dessus des affaires qui agitent les toxiques.
C'est quand même simple et beau.
Jeudi 9 juin 2005

Envie de vous.
De vous humer,
de vous ébouriffer les cheveux,
de faire rouler vos mamelons sous mes doigts,
de descendre le front le long de votre ventre,
sentir votre toison sous mes lèvres,
de fouiller de ma langue entre vos petites lèvres entrouvertes,
chercher votre chaleur humide,
vous boire.
Vous prendre, offerte, aussi.
Vous pénétrer de mon sexe.
Sentir vos muscles vaginaux l'envelopper, lui donner votre chaleur,
regarder vos yeux (verts ou marron ?) tout en étant en vous,
au fond de vous ...
C'est pas très malin de ma part de me mettre dans des états pareils alors qu'il nous faut attendre lundi, mais ça me fait du bien quand même de vous écrire comme je vous désire.
Mardi 26 juillet2005

encore tout plein de vos odeurs,
encore encore envie de vous,
presser mon front, mon nez,
là où c'est chaud, où c'est mouillé,
lécher le clitoris entre vos doigts,
comment tout l' monde ne sent-il pas
que je sens vous ?
Mercredi 7 décembre 2005
Matin d'envie de vous.
Je ne veux pas comprendre.
Je préfère votre peau aux mots.
Mais, à distance, je suis bien obligée de vous dire que je me sens contre vous, mon ventre contre le vôtre.
Sinon, est-ce que vous le devinez?
Vendredi 6 janvier 2006
Encore envie.
Une bonne nuit.
J'aimerais me glisser dans vos rêves pour vous faire l'amour pendant que vous dormez.
Je ne vous réveillerais pas, je ne ferais pas de bruit, je serais impalpable.
Vous ne sentiriez rien de pesant, de rugueux, de violent.
Je me glisserais en vous tout doucement.
Vous dormiriez dans mes bras.
Le matin, la bouche encore imprégnée du goût de votre sexe, je disparaîtrais avant que vous n'allumiez votre ordinateur et votre cafetière.
Chut ! Ne vous réveillez pas !
Dimanche 8 janvier 2006
C'est dès potron-minet, dans la tranquillité, que je savoure votre message rapidement parcouru hier soir.
Trop rapidement pour sentir monter l'envie de vous comme maintenant.
L'envie de m'abandonner à votre désir, mais aussi de prendre votre sexe entre mes mains, dans ma bouche.
A caresser et à lécher, je ne connais rien de plus doux.
Lundi 9 janvier 2006
Le problème, quand on commence le décompte "plus que x fois dormir", c'est que j'ai trop envie de vous pour pouvoir me réduire à mon travail.
Trop envie de votre odeur, de vos lèvres, de vos cheveux, de votre sexe pour penser sérieusement à autre chose.
Tiens ! voilà que ça recommence !
Au lieu de faire le boulot qui n'attend pas, je rêve de me coller tout contre vous et de sentir la caresse de votre ventre sur le mien.
Et comment je fais pour ne pas perdre complètement pied quand cette chaleur, rien que de vous écrire, me monte du ventre jusque dans la poitrine ?
Vous êtes sûrement un peu sorcière pour me faire à moitié bander à distance. (A moitié seulement, maintenant, parce que mon sexe fait quand même encore la différence entre l'excitation d'une promesse, virtuelle, et la vraie chaleur de votre peau que j'attends pour demain.)
Moi qui ne suis ni fée ni sorcier - n'est pas qui veut une longue dame brune émergée des brumes de la Loire - j'aime quand même penser qu'en écho à mon désir, il vous arrive, en me lisant, de sentir aussi une chaleur dans le ventre et des sucs mouiller l'intérieur de votre sexe.
Sauf que je voudrais les boire. Et par écran interposé, ce n'est pas chose commode.
Allez, au boulot ! On se calme !
Plus qu'une fois dormir.
Jeudi 12 janvier 2006
Bonne question: si je ne bande plus, aurai-je encore envie de vous lécher ?
Je crois que oui.
Bien sûr, la bandaison, c'est un effet normal du désir. Mais quelquefois, ça ne marche pas: à mon âge canonique, je n'ai plus les capacités de ma jeunesse. D'autant plus que le tabac c'est pas bon pour les tissus érectiles.
Je ne peux pas rebander rapidement après avoir joui. Ca ne m'empêche pas d'avoir encore envie de vous. Peut-être pas tout de suite, parce que la jouissance que vous me donnez me comble et m'enlève toute envie autre que celle de vous serrer contre moi. Mais, dix minutes après, j'irais bien de nouveau plonger le museau dans votre sexe.
Je peux donc vous désirer, avoir envie de vous humer, de vous lécher, même si mon sexe est en berne. Parce que vous sentez bon, vous "goûtez" bon. (Voilà des expressions très faibles. On utilise les mêmes mots pour parler d'un gâteau. Il n'y a pas de mot plus fort dans la langue pour désigner cet ébranlement de tous les sens que provoque une odeur, une saveur comme les vôtres le font sur moi.)
Vous désirer, pour moi, c'est quelque chose de global: ça ne se réduit pas à vouloir vous pénétrer, à avoir envie de jouir dans votre sexe ou dans votre bouche. Même si ça en fait partie. C'est aussi sentir mon ventre se détendre au contact du votre, quand on est debout l'un contre l'autre, c'est pianoter de ma langue autour de votre clitoris, pendant que vous caressez mes cheveux, c'est sentir les contractions de votre ventre sous ma main. Et pas besoin de bander pour ressentir ce désir-là.
Quant à savoir s'il n'y a pas que ça dans la vie, je suis tout à fait de votre avis. Bien sûr qu'on peut se passer de sexe. Mais ceux qui ne connaissent pas passent à côté de quelque chose de fondamental.
Moi, je vous suis infiniment reconnaissant de me procurer fidèlement cette expérience. Fidèlement, le mot est un peu curieux pour une épouse adultère. Par fidélité, je veux dire que, dès que je vous vois, que je vous touche, que je vous sens, je sais que vous allez m'emporter dans le même voyage, toujours un peu différent, mais avec des passages et des escales connues, jusqu'au bout de mon désir. Et ça, je le ressens depuis la première fois, il y a presque un an, où nous nous sommes retrouvés sous une couette promenade R., et où vous m'avez fait jouir simplement avec vos doigts.
Avant ce jour, je le soupçonnais bien, que vous seriez cette source de plaisir, mais c'était de l'ordre de la promesse. Et depuis, on a fait un peu de chemin ensemble, pour mieux connaître et aimer le corps l'un de l'autre.
C'est pas fini. J'ai encore plein à apprendre sur vous. Je crois que je n'en finirai jamais d'apprendre à écouter votre désir et votre plaisir. Mais ça exige des travaux pratiques.
Vendredi 20 janvier 2006

Anne,
J'ai essayé de vous téléphoner. Personne promenade R..
J'ai trouvé sur internet le blog de l'amante poivrée et le poème de l'ode à l'amant. Je l'avais sous les yeux, texte et image, et j'en avais le sexe dur et chaud. J'aurais aimé partager avec vous au téléphone un moment de désir. Tant pis, je rentrerai chez moi en gardant bien au chaud dans le ventre cette image de votre bouche accueillant mon sexe et mon envie, simple et impérieuse à la fois, de vous lécher à mon tour.
Est-ce que je pourrais lécher votre sexe par téléphone ? En fermant les yeux peut-être. Je connais bien le paysage, ses vallons, ses collines. Je m'y retrouverais les yeux fermés, guidé par les senteurs et les saveurs plus que par la vue. Et vous, vous prendriez mon sexe entre vos lèvres en le caressant de vos doigts, doucement, mais régulièrement, dans la position de l'image. Et vous feriez monter mon plaisir pendant que je caresserais vos cheveux.
Anne, plein d'envie de vous, de votre ventre, de votre peau, de votre bouche, de vos cheveux, de vos sucs.
Lundi 23 janvier 2006
Je fais parfois des rêves dans lesquels vous êtes.
Ce ne sont pas des rêves érotiques, mais tendres : vous me caressez les cheveux, par exemple.
Et puis, toujours, il y a quelqu'un qui voit votre geste, alors tout s'arrête.
C'est pour ça qu'ils ne sont jamais érotiques, ils n'ont pas le temps d'aller jusque là.
J'aime mieux les rêves que je fais éveillée, où je peux, sans être dérangée, sentir votre sexe en érection contre le mien, le caresser à travers vos vêtements, puis toucher vraiment sa douce texture, avec ma main, mes lèvres et ma langue.
Et peut-être bien que je ferme les yeux pour mieux sentir, mieux ressentir tout ce qui palpite en lui, pour mieux le savourer ...
Lundi 23 janvier 2006
Et cette main ?
La belle image m'a poursuivi cette nuit. Mal dormi et beaucoup rêvassé autour de l'image, surtout pensé à cette main.
C'est le troisième élément de premier plan, après la bouche et la verge, que j'ai évoquées hier. Que fait-elle cette main ? on voit une pince entre pouce et index, les trois autres doigts sont repliés. La main est plus petite et les doigts sont moins effilés que les vôtres.
Est-ce que ces deux doigts, pouce et index, soutiennent seulement la verge, comme un étançon soutient un mur ou une béquille un bateau à marée basse ? Les doigts ne feraient alors que maintenir le sexe de l'homme dans la direction de la bouche de la femme; ce qui permettrait aux lèvres et à la langue de faire librement tous les mouvements que leur inspire l'envie de cajoler ce sexe, dans un mouvement enveloppant (celui que j'essayais hier de rendre par "tenir dans ses bras, tenir chaud, bercer").
Mais peut-être les deux doigts, pouce et index, sont-ils plus actifs. Ils pourraient, en pressant légèrement la peau du prépuce dans un mouvement de va-et-vient le long de la verge, venir exciter la base du gland, là où les terminaisons nerveuses sont les plus sensibles - si sensibles qu'on ne peut les caresser qu'à travers la peau du prépuce. Si c'était ça, les doigts feraient alors monter la sève plus vite que la seule caresse de la langue ou la douce pression des lèvres.
Voilà deux versions du rôle de ces doigts. Il y en a peut-être d'autres. Anne, vous qui m'avez accordé souvent l' extraordinaire jouissance de me recevoir dans votre bouche, vous devez en savoir plus long que moi sur les voies du plaisir donné. Moi, je veux continuer à explorer celui de vous lécher et de vous sucer, en espérant approcher au mieux votre jouissance.
Voilà où j'en suis des visions de cette image. Il fallait que je vous les écrive tout de suite ce matin pour m'en dégager un peu aujourd'hui. En attendant demain. Qui me semble irréel et lointain, alors que tout en moi ne tend qu'à l'instant où vous m'ouvrirez votre porte, au troisième étage, Promenade R., et où, debout dans l'entrée, nous presserons nos ventres l'un contre l'autre.
Mardi 24 janvier 2006
Le ciel est rouge sur Bruxelles, tu es rentré dans la cité de l'autre gaufre, celle que je préfère(la gaufre).
Tout à l'heure, c'était comme dans mon rêve éveillé d'hier, tu m'as laissée te savourer.
Ce n'est pas si souvent que tu éjacules dans ma bouche, comme si tu avais peur d'un plaisir non simultané.
Tu as bon goût, et je crois bien que j'ai fermé les yeux
Jeudi 2 février 2006
C'est vrai, je n'ai pas écrit de message hier. J'aurais pu simplement dire: coucou ! câlin ! mais j'aurais aimé écrire quelque chose de plus fort.
Alors, j'ai remis au lendemain.
Et ce que je ne sais toujours pas comment tourner aujourd'hui, c'est à propos de ce que vous avez écrit des sensations nouvelles auxquelles on s'initie l'un l'autre. Mardi, en jouissant dans votre bouche, j'ai eu distinctement la sensation d'avoir deux orgasmes très rapprochés, mais l'un après l'autre. Ca ne m'était jamais arrivé, et qu'est-ce que c'est bon !
Et puis j'ai bien aimé pouvoir vous lécher en pleine lumière, sans cette couette qui plonge dans l'obscurité tout ce que je veux voir en même temps que je le sens et que je le goûte. Bien sûr, vu la température, le T-shirt s'imposait. C'est pas une tenue très érotique, mais j'aimerais bien qu'on recommence comme ça. En attendant l'été, où on n'aura plus besoin de couette ni de T-shirt.
Et puis arrêtez de me faire bander devant mon écran. Ca suffit à la fin !
Tous les câlins les plus doux;
Renard envie de vous.
Samedi 4 février 2006
Je ne pense pas qu'on doivent tout compliquer pour ne pas "perdre le droit au bonheur" mais par contre se rendre compte que la réalité, et donc la réalité relationnelle, est complexe, et que la solution ne sera pas simple au sens "cinématrographique" ils s'aimèrent et eurent bcp d'enfants, heu non pardon, seulement 2 (parce qu'ils s'aimaient bcp ! sinon un suffira)
Je suis d'accord que le bonheur n'est possible dans cette complexité qu'en investissant au maximum la seule chose dont nous soyons certains et qui nous appartienne : le moment présent.
La façon dont nous l'investissons est personnelle, mais d'elle dépendra la notion de bonheur ou pas
Je suis d'accord qu'on ne puisse pas vivre seul (je ne parle pas de vivre en couple, mais en lien, en société) et j'aime ce mot "d'appartenance" qui a été proposé, appartenance à un même projet, un même désir, un même intérêt
et je crois que nous avons plusieurs niveaux d'appartenances
Enfin je pense aussi qu'il vaut mieux savoir cultiver notre capacité à la solitude (ce qui ne veut pas dire être isolé des autres) pour éviter de confondre appartenance et dépendance
Dimanche 5 février 2006
Déshabille-moi,
Pousse-moi,
Assieds-moi,
Où tu veux,
Sur un lit,
Sur une table,
Sur une chaise,
Un tapis,
Ecarte mes jambes,
Plonge ton visage entre mes cuisses,
Lèche-moi, mets-y les doigts.
Je ne sais déjà plus où sont tes mains, ta langue, ton nez,
Je jouis, pour la première fois,
Comme à chaque fois ...
Dimanche 5 février 2006

Rêvé de vous ce matin. Pas vraiment rêvé. C'était en fin de nuit, au moment où on commence à être à moitié conscient, et où on peut tout aussi bien se réveiller complètement que se rendormir. Sur cette arête entre sommeil et veille, j'avais le sentiment que j'étais sur le dos, largement étalé, comme sur ce dessin célèbre de Léonard de Vinci repris sur les pièces d'euro italiennes, qui montre les proportions du corps humain. Tout le pourtour de mon corps était gris et seul mon sexe au milieu était lumineux. Vous vous glissiez alors sur moi, preniez mon sexe dans vos doigts et votre bouche. Et petit à petit, l'ensemble de mon corps était irradié par cette luminosité que vous insuffliez à mon sexe.
Je me suis réveillé en érection.
Je me suis rendormi, une main sur mon sexe, en regrettant que ce ne soit pas la vôtre, et en pensant à vous.
Lundi 6 février 2006
De ses rêveries du matin entre sommeil et veille, voilà ce que Renard a retenu aujourd'hui:
Ce serait comme un jeu de l'Oie.
Sur la première case, Renard et Belette sont dans l'entrée, Promenade R..
Ils frottent leur ventre l'un contre l'autre pour décharger l'énergie bloquée et mettre leurs vibrations au diapason.
Il y a aussi une deuxième case, où Renard déshabille Belette.
Elle est debout, il est accroupi devant elle et il tire doucement sa culotte pour faire apparaître le sexe de Belette.
Il plonge le museau dans sa toison.
Et elle, elle a l'air de dire: "prends, je te l'offre, c'est pour toi".
La dernière case, c'est Renard et Belette enlacés immobiles sous la couette.
Ils ont chaud. Ils transpirent. Les cheveux de Renard sont tout mouillés. Ils dorment peut-être.
Entre les 2 premières cases et la dernière, il y a des tas d'autres cases. Surtout, le parcours n'est pas linéaire. On peut sauter des cases ou revenir en arrière.
On y trouve par exemple:
Une case où Renard et Belette sont en T-shirt et chaussettes, couchés par dessus la couette. Belette est sur le dos.
Renard est sur elle, la tête enfouie dans le sexe de Belette. Il la lèche, il la sent, et il regarde son visage dans la lumière.
Une case où Renard et Belette sont tête-bêche. Renard lèche le sexe de Belette et Belette suce le sien.
C'est pas la meilleure position pour permettre à Renard de bien explorer tous les recoins du sexe de Belette.
Mais c'est si excitant que Renard en est près de jouir.
Une case où Belette est toujours couchée sur le dos.
Renard est couché sur elle, mais sa bouche est au niveau des seins de Belette.
Il les prend dans sa bouche tour à tour. Pendant ce temps, le bout de son sexe titille la vulve de Belette.
Une case où Renard et Belette sont couchés côte à côte. Belette a guidé avec sa main le sexe de Renard vers sa vulve.
Et Renard pénètre tout au fond, là où Belette l'a invité. Il sent le fond du vagin.
Belette le sent tout au fond d'elle. Et ils s'embrassent à profonds coups de langues.
Il y a une case où Renard est à genoux, au bord du lit. Belette est couchée sur le lit devant lui, les jambes écartées, le sexe offert.
Le sexe de Renard est au même niveau que celui de Belette. Là aussi, elle l'invite tout au fond d'elle.
Une case où Belette est assise au bord du lit. Renard est debout devant elle.
Elle a le sexe de Renard dans sa bouche, comme sur la belle image.
Renard caresse ses cheveux.
Avec ses doigts, Belette fait doucement glisser la peau du pénis de Renard en petits aller-retours rythmés.
Ca non plus, c'est pas la position la plus facile pour Renard, parce que c'est difficile de s'abandonner quand on est debout.
Mais c'est tellement bon de regarder Belette ainsi en lui caressant les cheveux.
Une case où on voit mieux en détail comment Renard lèche Belette quand il est couché sur elle, entre ses cuisses: il a deux doigts de la main droite dans le sexe de Belette.
De la main gauche, il presse doucement le mont de Vénus pour faire ressortir le clitoris.
Et il lèche tout autour du clitoris, avec des fois des petits coups de langue, des fois, de longues lappées.
Il y a une autre case qui ressemble beaucoup à la précédente, sauf que dans celle-ci, on voit les doigts de Belette qui guident la langue de Renard pour lui apprendre comment il faut caresser tous les méandres de son sexe sans faire se recroqueviller le clitoris par trop d'ardeur.
Et puis il y a quelque part une case où Renard s'émerveille de voir le corps de Belette, de sentir sa chaleur, ses parfums, ses saveurs.
Et il est heureux qu'elle lui en fasse le don.
Le jeu est ouvert.
Belette peut le compléter avec les cases dont elle aurait envie.
Samedi 11 février 2006
Je ne peux pas partager ta tristesse,
Je ne veux pas te dire mes soucis,
Je ne veux que nos corps qui s'emmêlent,
Nos ventres qui se collent,
Nos langues qui caressent plutôt que de parler.
Je ne veux partager avec toi que ces instants magiques,
Sans passé, sans avenir.
Qu'à chaque fois,
Cela soit,
Une première fois,
La dernière fois,
Des moments uniques.
Que seuls nos corps se parlent.
Ne pas vieillir avec toi, mais vivre cette petite mort.
Si tu veux m'aimer, déconnecte ton cerveau,
Tu n'as que le droit de bander pour moi.
Jeudi 16 février 2006
J'ai gardé longtemps votre semence à l'intérieur de moi, bien au chaud
Insoupçonnable présence
Quand elle s'écoulait, nos deux odeurs mélangées, un doux parfum, léger
Y glisser mes doigts, les lécher pour y savourer nos deux fluides mélangés, goût salé et légèrement acidulé
Garder ces traces de toi, ces traces de nous, plaisir d'y poser mon nez, ma langue
Traces de vie, traces d'envie, traces d'en vie, mélangées
Vendredi 17 février 2006
Aussi sensuel qu'une belle image, ce texte.
Et c'est bien vrai que la rareté conduit à la parcimonie: je garde le plus longtemps que je peux vos odeurs sur mon visage.
Vraie aussi la mémoire des formeset des sensations: c'est pour ça que je vérifie toujours en vous retrouvant si tout ce que je connais est bien encore là où je l'attends en creux: votre sexe qui tient dans ma main en conque, vos cheveux, vos seins.
Vraie aussi la force d'évocation du souvenir: je bande en ce moment du souvenir de vos caresses de tout à l'heure.
Peut-être que j'aurais dû vous laisser répondre à mon désir de léchouille que vous avez senti.
Parce que j'en avais envie, bien sûr.
Mais c'est tellement meilleur quand on prend son temps, quand jouir de vos doigts et de votre bouche est l'aboutissement d'une longue montée de désir qui passe par d'autres étapes: la reconnaissance de votre corps, le goût retrouvé de votre sexe, les doigts qui pressent de l'intérieur votre clitoris contre ma langue, les spasmes de votre ventre.
Tout ça m'aurait manqué.
Alors, ce soir je garde mon érection pour moi en attendant mardi où je pourrai vous l'offrir comme vous m'offrirez, vous, votre sexe ouvert pour moi.
Cadeau pour cadeau.
Voilà: aujourd'hui, c'était la case du jeu de l'oie où la belette et le renard font ventre à ventre, où la belette fait gonfler de ses doigts le sexe du renard, et où tout reste en suspens jusqu'à la prochaine fois.
Juste un moment pour vérifier que la belette et le renard entrent toujours en résonance, et pour couper l'attente jusqu'à mardi.
Lundi 20 février 2006
Avant de quitter le bureau, un coup d'oeil à votre dernière image, celle de jeudi matin: la surimpression du texte de Brel avec les doigts d'une femme offrant son sexe ouvert et dégageant son clitoris. Pour elle-même ? Pour son amant ?
Je vais m'endormir en rêvant d'un pareil cadeau: celui que vous me ferez demain, rien que pour moi.
Vous conduirez de votre main mes lèvres et ma langue à cet épicentre d'où irradient les contractions de votre ventre.
Vous m'apprendrez à vous aimer.
De l'autre main, vous me caresserez les cheveux.
Mon sexe tout dur se frottera contre votre cheville.
Je humerai vos senteurs de mer. Je boirai vos sucs.
Et vous croyez vraiment que je vais m'endormir, si je pense à ça ?
Dimanche 26 février 2006
Le soir aussi, ça le fait...
Et l'après-midi pour une rencontre amoureuse.`
Et le matin pour aller faire le marché ensemble et préparer un repas délicieux
Et en pleine nuit pour mélanger les fantasmes aux rêves
Et le dimanche, et en semaine
À l'endroit, à l'envers. À Anvers. En vert, en bleu, en rouge...
Dimanche 26 février 2006
Je ne tiens pas à ce que tu ne loves que moi
simplement me lover quelques fois contre toi
ces alibis
pour quoi
pour qui
Amant d'une heure
ou d'une nuit
soit aimant
de tes envies
de ta vie
que je puisse encore me lover contre toi quelques fois
Mercredi 1er mars 2006
Pleine de toi,
De ces palpables palpitations
gorgeant de sang
les muqueuses qui murmurent,
De ces vibrations de vit
vivantes de notre envie
de nous unir à l'unisson.
Dimanche 5 mars 2006
J'avais envie de vous écrire des choses sur le bonheur de caresser votre peau, sur le ventre, là où commence la toison pubienne.
Parce que c'est là que j'avais envie de coller ma joue.
Et puis je lis vos messages ce soir et j'y trouve un je ne sais quoi de désemparé.
Donc, peut-être pas le moment de s'étendre sur l'oreiller de votre ventre en respirant vos odeurs et en écoutant votre corps.
D'ailleurs, j'ai les oreilles velues, ça risque de piquer. Il faut que je les passe au désopilatoire avant mardi.
Ce n'est pas moi qui ai téléphoné hier. Mais j'avais envie de le faire, hier et avant-hier.
J'attends mardi avec désir de vous, de votre goût, de vos saveurs, de votre langue.
Et avec une demi-érection, maintenant, en vous écrivant, qui ne demanderait qu'à s'épanouir dans votre bouche.
Une douce nuit. J'aimerais moi aussi passer une nuit où vous seriez dans mes rêves, et où nous ferions l'amour.
Mais les rêves, c'est difficile à organiser comme on veut. La vraie vie aussi.
Mercredi 15 mars 2006
Être joyeux, ça n'est pas être indifférent aux malheurs d'autrui.
D'ailleurs, on ne peut pas être toujours joyeux.
Je dirais que c'est un état d'esprit, une façon de prendre et de voir les choses.
N'est-ce pas pour ça que vous êtes venu vers moi, pour la joie?
Ça me plait bien, d'être votre fille de joie ...
Mercredi 15 mars 2006
Dilution des émotions
Dans ce liquide salé
Cyprine appelé
ce naufrage
cet échouage
engendrent un mirage
plein d'illusions
temps en suspension
comme la ponctuation
d'un tempo donné
prêté
emprunté
à un quelconque mage hagard
qui rit jaune ou nerveux
il te nique
cynique
ironique
en dehors de la chronique.
Les bouées sont fatiguées
De ramer ramollies
Complètement hagard
Les approximations génèrent des illusions
Mirage
Jeudi 23 mars 2006
Pas besoin de mescaline
Pour rêver à ta pine
Pas besoin d'absinthe
Pour rêver à tes étreintes
Pas besoin d'fumer un pétard
Pour rêver à ton dard
Pas besoin de cannabis
Pour rêver à ton pénis
Pas besoin de pinard
Pour rêver à ton braquemart
Pas besoin de vin
Pour rêver à ton gourdin.
Pas besoin d'être au lit
Pour rêver à ton pieu
Samedi 25 mars 2006
J'ai faim
Faim d'une omelette paysanne
à deux heures du matin
Après le sommeil
D'après l'amour
Qui donne faim
J'ai faim
De magret de canard rosé
Que nous mangeons avec ton fils
Avant de monter faire l'amour
Tu me déshabilles
tu es derrière moi
Debouts
Face au miroir
Tu me caresses
Et nous nous regardons
Nous sommes beaux
Tu m'allonges
Sur le lit
Sur le dos
A genoux
Tu me pénètres
Tu te retires
Me retournes
Et me pénètres à nouveau
En levrette
Oh j'aime
Et j'ai faim.
Mardi 28 mars 2006
Jeté un coup d'oeil furtif sur le blog
la borne internet est en plein milieu du couloir.
Pas vu beaucoup d'images,
mais des textes très chaleureux,
voire échauffants.
Je partage pleinement votre point de vue sur les vertus formatrices
et structurantes des pratiques linguistiques.
Plus on utilise la langue,
la sienne et celle de l'autre,
plus l'échange est riche et le plaisir intense.
Dimanche 2 avril 2006

Source profonde d'où goutte une eau
Sauvage et douce à l'amant altéré,
Conque marine faite à ma main,
Mes doigts s'impriment sur tes reins.
Bouton de rose qui affleure,
Ma langue l'éveille à larges lappées.
S'ouvrent pétales, mauve corolle,
Tu es pivoine et orchidée.
Algue marine, je plonge en toi.
Je ne suis pas un voyageur pressé.
Encore un temps, puis un moment,
Le temps s'arrête, tout est suspens.
Larmes de vie, orée du monde,
Ma langue nage en toi, grotte sans fond,
Je bois ton suc, fontaine sombre,
Je tremble en buvant à ton con.
Au puits magique où je m'abreuve,
Je sens que tu palpites, Femme-fleuve,
Du don sacré de ton toucher
Sur mon front moite et sur mes tempes.
Tes mains crispées sur mes cheveux
Donnent le "la" du progrès du plaisir,
Le tango lent de ton désir,
Ton pas à mon pas accordé.
Rythme dansant, volupté lente,
Mes doigts en toi te pressent sur ma langue,
Ton ventre tremble sous ma bouche,
Tes yeux se ferment, petite mort.
Petite mort. Dis-moi, tu dors ?
Tu voyages dans les mers du Ponant,
Horizons bleus, îles Fortunées,
Je suis de près ta course au vent.
Tout contre toi, collé à toi,
Je garde en moi tes senteurs, tes parfums,
Vogue en croisière, car de conserve,
Je te protège, flanc contre flanc.
Mais sur ton flanc, je bande dur,
Je te veux toute encore, tu le sens bien.
Tes yeux ouverts tout étonnés
Me sont une infinie tendresse.
Ta main se pose sur mon ventre
Et le caresse où mon membre se tend.
Tes lèvres approchent et se font nid
Pour accueillir mon gland en rut.
Langue savante et doigts experts,
Tu sais le rythme, tu sais le geste juste,
Mon plaisir monte, gorge profonde,
Je te regarde, je te bénis.
Ta bouche appelle ma semence,
Elle te répond, se presse et court à toi,
Vives saccades, giclées de vie,
Ta gorge se remplit de moi.
Extase intense. Je jouis,
Dedans ta bouche. Et dans tes yeux de Loire,
Levés sur moi, ultime don,
Je lis: "Regarde, je te bois".
Mardi 4 avril 2006
Là, ça n'est plus tenable sans les mains.
Celles d'Emma qui s'enfoncent dans ses cheveux,
formant des mèches comme avec un peigne trop large.
Les mains de Paul empoignent les fesses d'Emma
pour attirer contre sa bouche le triangle de poils doux
et les minces lèvres verticales qui s'y nichent,
encore toutes frêles,
mais qui ne demandent qu'à s'ouvrir en pétales.
Paul darde sa langue dans la fente humide
et goûte le suc qu'Emma a secrété pour lui.
Cette fois encore, Paul s'imagine qu'il est le premier homme à avoir goûté Emma.
Dimanche 9 avril 2006
Je suis en train de taper votre courrier "cérémonial".
Est-ce étonnant que ça me donne envie de vous ?
Si vous étiez à proximité, j'irai me glisser sous vos draps pour prendre votre sexe dans ma bouche.
Il grossirait et durcirait, pendant que vous rêvez de caresses.
Peut-être que vous allez vous réveiller, mettre les mains dans mes cheveux, puis ouvrir les yeux pour regarder.
Aux pulsations de votre sexe, dans ma bouche et sous mes doigts, je sens que vous allez jouir.
Vous prononcez plusieurs fois mon prénom, et votre sperme gicle dans ma bouche, en plusieurs spasmes.
Je vous garde encore un peu, puis vous regarde, vous souriez, même pas fâché que je vous ai réveillé.
Vendredi 28 avril 2006
Lui moi nous
troublant
chant roucoulant du plaisir infini
jamais fini
fuit toujours
La gars gris
son plaisir toujours a fuit
moi à vous
vous à
mot sans moi
un moi maladroit
dur aussi parfois
au fil des mois
moi plus tu ou vous
fondons un nous
un nous si doux
distillant du plaisir
loin des maux
chacun
humidifiant
blanc ou noir
doux ou dur
plaisir
rond
marron gris
paradis
Vous, moi
Tissons un nous
Fondant un tout
Roucoulant d'un plaisir infini
troublant dis-tu ?
Jeudi 4 mai 2006

Folle envie
douce folie
désir délire
de cache-cache
en catimini
dans des bruits
de clapotis
nuit de folie
clapote les capotes
vis à vis
lèvres à vit
salives
en live
lieux inconnus où s'abstient l'humain
capilotade du mental
reste animal
bois-moi jusqu'à la lie
Vendredi 5 mai 2006
Frémissante
baleine
sereine
je chante
attentive
à tes doigts
à ta voix
tu m'enivres
tes lèvres
m'aspirent
je soupire
m' enfièvre
ma langue
suit autour
tes contours
tu tangues
elle dessine
tendre
des méandres
sur ta pine
là, maintenant
tu te tends
tu te rends
gémissant
Samedi 6 mai 2006
L'age de raison
Des raisons
Déraisonne
Raisonne
Je ne me demande pas où je vais
Je sais où je suis
Capable
D'être déraisonnable
Rire
Fou-rire
Larmes aux yeux
Emotions
Intuitions
accepter
Fixées les barrières
Ces barrières
Bien que légères
Ne sont pas virtuelles
Barrières symboliques
Dire ce que l'on a en soi
Sans se dévoiler
Sans se nommer
Anonymat respecté.
Lundi 8 mai 2006
existe-t-il en chair et en os
est-il réel palpable
ou seulement virtuel
une adresse de messagerie
qui répond
de l'au-delà du réel
mémoire estompée floutée
produit de mon imagination délirante
il n'existe pas
ou si peu
si loin
il y a si longtemps
Jeudi 25 mai 2006

Par inadvertance
tes mains
se plaquent
sur mes seins
Par inadvertance
ton entre-jambe
durcit
dans ma main
Par inadvertance
ton gland
enfle
sous mes lèvres
Par inadvertance
ta langue
fouille
mon humidité
Par inadvertance
tes ongles
griffent
mes reins
Par inadvertance
nos corps
s'emboitent
nous perdons conscience
Par inadvertance
c'est sans conséquence.
Mardi 30 mai 2006
Merci pour le dessin de Renardeau en Autismapolis. c'est exactement comme ça que je le voyais.
Et toi, c'est comme ça que je te vois:
Vois-tu, ma femme des saisons,
La belle image qui me revient
De ces brefs cinq-à-sept à Rolin,
Dessous la couette lie-de-vin ?
En ce temps-là, nous disions vous,
Et tu étais belette à ton renard.
Tes cuisses fermes m'emprisonnent,
J'ai peine à me glisser
Où m'attire ton suc,
Car je veux boire à ton delta,
Ma femme-fleuve, ma fille de joie.
Là-bas, je sais, m'attend une eau vivante.
Têtu de chez têtu, entêté de ton musc,
Pouce par pouce, je m'insinue.
Déjà mes lèvres touchent à ta toison,
Couleur de sable et goémond.
Enfin tu cèdes, cuisses entr'ouvertes.
Tout ébloui je te découvre.
(Christophe Colomb ne fut pas tant saisi
Devant les terres nouvelles que moi,
Découvrant chaque fois l'archipel de ton sexe).
Ile, colline, buissons d'encens,
Ton parfum m'envahit, senteurs du large.
Et tu m'es une conque profonde,
Promesse de saveurs océanes.
Ma bouche hésite devant ce don.
Lorsque ma langue enfin pénètre
Cette fente sacrée, j'en gémis de bonheur.
Tu m'accueilles. Tu veux bien
Que ma langue écarte les nymphes,
Fouille l'ogive, remonte au clitoris.
Je suis au coeur de ton mystère.
J'en perds le souffle et tu tressailles,
Je veux te voir, ma Ligérienne,
En cet instant où tu te donnes.
Paupières closes, lèvres entr'ouvertes,
Tu me laisses enfin parcourir
Ce trajet incessant du désir,
Dedans ta cathédrale:
Tantôt au pied de ses colonnes,
Tantôt, langue pointue, en clef de voûte,
Là où ton clitoris triomphe.
En tremblant, je sens tes corolles,
Qui tantôt se referment et tantôt se dilatent.
Je suis si bien, ici et maintenant,
Rythme accordé de toi à moi,
Et tes pétales humides de rosée,
Se gonflent, chairs crémeuses à ma bouche.
Gardant enfouie en moi une attente de pluie,
Je guette la montée de ta houle.
Derrière les embruns, les ardeurs océanes,
Tu vibres, tu frissonnes, ta chair palpite,
Des spasmes te parcourent, rides légères
Sur ton ventre d'opale.
Tu oscilles à présent entre sommeil et veille,
Irradiée de plaisir, dissoute de jouissance,
Sous cette affiche "PEACE" des années soixante-huit,
Aux couleurs de tes rêves.
Et moi, perdu dedans ta plénitude,
Je vis des jouissances inconnues,
Tout imprégné de tes odeurs, de tes saveurs.
J'ai perdu pied aussi, je me noie avec toi,
Dans le plaisir sorti de tes pétales mauves,
Je fais le deuil de mes pensées raisonnables.
Mercredi 31 mai 2006
Que Saint-Jean Chrysostome me pardonne,
C'est Anne la véritable Bouche d'or.
Fée de la Loire, elle a appris
De ses soeurs naïades sylvestres,
Les fabulettes, les cantilènes,
Qui soignent la toux du renard.
Du seul son de sa voix, d'une seule parole,
(Miracle, même au téléphone)
Elle me guérit.
Fille de joie, elle sourit,
Au soleil, à la vie, à l'amour.
Son rire m'est musique,
Sa bouche, filtre magique, est une brèche
Par où le monde prend couleur
Par où se perdent les toxiques
Comme songes abolis dans les brumes.
Lorsque, les lèvres entrouvertes
Sa bouche approche de ma bouche,
Je frémis à l'instant où nos pulpes se touchent.
Elles se donnent puis se rétractent,
Et puis avancent encore
Sa langue fouille dans ma langue,
Elle m'aspire, je la bois,
Et je me perds en Anne,
Je m'abîme et me noie,
Nos eaux l'un dans l'autre mêlées.
Quand elle se fait gorge profonde,
Au rythme lent de ses lèvres aspirées,
En elle monte ma marée.
Et quand jaillit la source claire,
Je râle "Anne", son nom sonore.
Elle sourit, fière de porter au coin des lèvres,
L'écume blanche de ma semence.
La Bouche d'or, c'est mon aimée.
De la chanter sur ce clavier
En ce dernier matin de mai,
Je bande dur. Anne, ma ligérienne,
Ma femme, mon espoir et ma peine,
Ce trouble qui me prend au seul son de ton nom,
Je te le donne en offrande à ta bouche.
Jeudi 1er juin 2006
Trop tard pour aujourd'hui,
On va bientôt venir, je ne serai plus seul.
J'aurais aimé, ma fille de joie,
Te caresser au téléphone,
Te dire où je te touche,
Entendre ton souffle court,
Et, bandant de te sentir si proche,
Jouir dans ta voix et ton image,
En prononçant ton nom: Anne.
Jeudi 1er juin 2006
Emois, émois, ces ondes,
Qui rident la surface,
Se répercutent en face,
Et longtemps se répondent.
Elles gardent la mémoire
De nos cailloux jetés.
Emoi, le frisson de ton ventre
Qui vibre et qui se tend,
Sentant en lui en creux,
La forme de mon sexe
Dans ton sexe enfoncé.
Emoi encore,
Le spasme de mon corps,
Qui répond en écume
Au ressac de tes reins
Dans un embrun marin.
Emois ces souvenirs,
Echos de nos étreintes.
Chacun porte ses rêves.
Arrive-t-il parfois
Que mon rêve se confonde
Avec un rêve à toi ?
Samedi 3 juin 2006
Dans mon bureau-asile,
Je te recherche sur le blog,
Et ta photo du 10 avril
Me fait bander de toi.
Tu es offerte,au bord du lit,
Vas-tu te renverser, m'offrir
Ton sexe pour ma bouche ?
Vas-tu plutôt descendre
Pour me sucer, me boire ?
Je veux te prendre,
Fille de joie, fille de Loire,
J'en tremble de désir,
Devant l'écran.
Lundi 5 juin 2006
Dame de Loire, je suis ton homme-lige,
Couché dessus ton sexe,
Je te lèche, je te suce, je te bois.
Ma main gauche sur ton ventre sent l'onde du plaisir,
Mon autre main en toi presse contre ma bouche
Tes nymphes, ton clitoris, mêlant tes sucs à ma salive.
Je suis mouillé de toi. Et je regarde, heureux,
Tes yeux mi-clos où coule une rivière.
L'onction de ta cyprine me fait ton chevalier.

Mon dard est à tes pieds,
Battant au rythme de mes veines.
Gonflé, dressé, ardent, il attend
L'ordre de ton plaisir, ne bande que de toi.
Gentille Dame de Loire, sois-lui douce et facile,
Reçois-le tout entier dans ta coupe sacrée,
Ecoute, regarde, tant il a désir de ton amour
Qu'il en tressaille, rien que de te nommer:
Anne !
Mardi 6 juin 2006
Plus je te touche,
Plus je t'embouche,
Plus j'ai faim.
A ce point,
Ce n'est plus de l'appétit,
Mais de la voracité.
Ogresse, moi ?
Engraisse-moi !
Mercredi 7 juin 2006

Ton front
Et tes cheveux
Au désir de mes doigts,
Tes yeux
Sont la rivière
Où coule ma mémoire,
Ta bouche
Est une source
Offerte au voyageur,
Tes seins
Sont les îlots
D'une terre immergée
Tes mains,
Légères et tendres,
Caressent mes cheveux,
Ton ventre
Est l'épicentre
Où naissent les vagues d'ondes,
Tes reins
Sont la marée
Dont le rythme me prend,
Ton sexe,
Flux et reflux,
Alternativement,
Tes cuisses ...
J'arrête là.
Je suis si bien comme ça,
Le visage plein de toi.
Jeudi 8 juin 2006
Je monte
de tes pieds
le long de tes mollets
vers tes fesses
mes mains à l'intérieur
où c'est le plus doux
tes fesses
je les prends à pleines mains
elles sont belles, fermes
peut-être je redescends un peu
pour m'insinuer plus bas
entre tes cuisses
je ne sais pas
je peux aussi continuer à monter
le long de ton dos
tout en haut
et dedescendre ensuite
sur le dos de la main
ou alors changer de côté
descendre devant
un peu comme tu viens de le faire
mais non
je serais originale
je reprends par le bas
tes pieds, tes mollets, tes cuisses,
encore l'intérieur
en haut de tes cuisses
mes mains se reposent
et je pose mes lèvres
continuant de monter
sur ton excroissance Y
à l'envers
pressée maintenant
d'arriver tout en haut
pour prendre en bouche
ton gland doux et gonflé
d'en faire le tour
d'en dessiner les contours
avec ma langue
ça palpite fort
Jeudi 8 juin 2006
Câlin matin, c'est bien.
Je sens ta bouche sur mon gland.
C'est chaud c'est doux, c'est bon.
Epanouis de tes suçons
Ce sexe qui grandit en toi.
Jusqu'où encore ?
Jusqu'à l'extase,
La jouissance ?
Ou seulement,
Comme maintenant,
Pour maintenir
Encore un peu
Ma bandaison
Devant l'écran.
Si loin de toi,
Si près de toi,
Par le frisson
Que je reçois.
Jeudi 8juin 8th, 2006
J'ai faim de toi, tu as faim de moi.
Qui de nous deux a le plus faim ?
J'ai soif de toi, si j'étais devant toi,
je te boirais
jusqu'à ce que mon menton coule
de gouttes de ta rosée.
Je voudrais bien
m'emplir de toi,
t'emplir de moi,
Il n'y a plus de place pour aucun vide,
lorsque nos corps s'encastrent l'un dans l'autre,
que mon sexe comble ta béance,
que ton vagin m'absorbe.
Tout doux. Ne bougeons plus.
Tout doux ... Tout doux ...
Vendredi 9 juin 2006
le feuillage doit être léger
et laisser passer un peu de chaleur
je vais attendre longtemps
nue sur l'herbe de printemps
que ton corps
sur mon corps
se pose
c'est ton coeur
que je sens battre
à travers ton sexe
Vendredi 9 juin 2006
Déjeuner sur l'herbe

Il arriva
Cette année-là,
Que l'été vînt
Au début juin.
Les frondaisons,
Fraîches et tremblantes
Disent l'amour
Aux amants nus.
L'herbe foulée
Sous les étreintes
A les parfums
Des corps en rut.
Emma couchée,
Jambes écartées,
Sa nudité
Dit le secret
Du monde étrange
Où tout commence,
Où rien ne change,
Temps suspendu.
Paul eût aimé
Se rassasier
D'Emma offerte
A ses léchers.
Mais il n'était
Qu'ombre portée,
Désir tendu,
Rêve perdu.
Alors Emma
Se dissipa
Dans l'ombre triste
Aux reflets bleus.
Moralité:
Faut pas rêver.
Mais si, mais si !
Moi, j'veux rêver,
D'Emma.
Samedi 10 juin 2006

et je pose mes lèvres
continuant de monter
sur ton excroissance Y
à l'envers
pressée maintenant
d'arriver tout en haut
pour prendre en bouche
ton gland doux et gonflé
d'en faire le tour
d'en dessiner les contours
avec ma langue
ça palpite
Vendredi 16 juin 2006
A l'avant les cantiques
Masturbation des cerveaux
Souffrons souffrons
Gagnons notre paradis
Nous y mettons le prix
Pissons froid et bandons mou
Juste assez pour la procréation d'autres tristes sérieux.
A l'arrière pas d'oeillère
Tout est grand ouvert
Masturbation des glands
Ici c'est gratuit
Bandons mouillons
Niquons jouissons
Sans autre objectif que la joie
qui se répand avec nos fluides.
A l'avant, à l'arrière ?
Mardi 20 juin 2006
Ta langue agile
à mon clitoris affairée,
tes doigts habiles
dans mon con enfoncés,
qui jouit ?
Des soubresauts m'agitent
et c'est toi qui gémis ...
Mardi 11juillet 2006
Si nous étions comme dans ton rêve, couchés nus dans un grand lit au fond d'une maison fraîche, j'entends bien tous les bruits, il y a aussi le bruit des insectes.
Ce que je sens, c'est ta peau, je la caresse : tes pieds, tes mollets, derrière les genoux, tes cuisses, tes fesses, ton ventre, ton dos, ta poitrine, tes mains, tes bras, ton cou, tes joues.
J'ai soigneusement évité ton sexe, as-tu remarqué ? Lui, je le regarde, je ne le touche pas.
Et maintenant, je lèche, j'embrasse ce que j'ai caressé avec mes mains.
Avec en plus ta bouche, qui s'entrouvre et j'y passe ma langue pour y caresser la tienne.
Ton sexe, que je n'ai pas touché est tout dressé, magnifique.
Alors, même si attendre c'est bon, point trop n'en faut : je prends ton gland dans ma bouche, en trace les contours avec ma langue, caresse doucement tes couilles avec une main, l'autre s'activant en va-et-vient à la base.
Maintenant, veux-tu me lécher, me pénétrer, ou vas-tu éjaculer dans ma bouche ?
Dimanche 16 juillet 2006

Lundi 17 juillet 2006
J'anticipe le gonflement impromptu de ton sexe
Le prends en bouche comme un bon vin
Son caractère est aimable et enjoué
Soyeux et velouté
Son corps charnu et charpenté
Loyal et fruité.
Lundi 17 juillet 2006
Parfois au bout des routes,
une salope du nord,
Emma nue,
Ligérienne
une petite fille en pleurs,
branleuse au clitoris bandant,
chatte mouillante,
avec son envie de pines,
arrivant de Mogador
ou des bas-fonds du parc de Bruxelles
pousse la porte de Dar Baraka à Rabat
pour entrer dans les amours bruxelloises.
Cuisses sur l'herbe,
dessous de jupe,
je te veux nue,
écarte les cuisses,
jambes écartées la chatte offerte,
fente humide,
lèvres de chatte,
vagin offert
Je te suce, amours animales
Tu me caresses
Je te veux dans mes bras
Je te fais mouiller
Madame comment sucer ton clitoris
Lundi 24 juillet 2006
Le blog
Où ta main
Prend mon sexe
En câlin
Me caresse.
Si loin,
Si présente,
Ton image
D'enfant sage
Passe l'écran.
Dis, Anne,
Tu le sens
Que je bande
Doucement
En te lisant ?
Dis-moi,
Pivoine rouge,
Fleur mouillée,
Par ma bouche
Toute fouillée,
J'ai bu
Ton jouir
Et humé
Ton plaisir,
T'en souviens-tu ?
Je veux
Tes nénés
Dans ma bouche,
Tes cheveux
Sous mes mains,
Les sens-tu bien ?
Tes doigts
Sur mon ventre
Et ma langue
Dedans toi,
Elle tangue.
Cambrée,
Tu attends
Mon vit lourd
Qui se tend
De volupté.
Sens-tu,
Comme il veut
Se lover
Dans tes creux ?
Anne, continue !
Encore !
Anne, Anne !
Je jouis
Sur l' image
Où vit ton corps.
Ecran,
Belle image,
Beau mirage,
Que reste-t-il
Du dix avril ?
Mercredi 26juillet 2006
tête sur ton ventre
avant que tu bandes
voir ta merveille
gonfler
se dresser
trouver
le chemin vers ma bouche
ton gland affleure mes lèvres
s'entrouvrent pour l'accueillir
pénètre dans ma bouche
assoiffée s'en délecte
Jeudi 3 août 2006
Ma femme des moments,
Tu me nommes "l'Amant",
Je t'appelle "ma femme",
"Anima, petite âme".
Moi l'Homme de passage,
Je sais, c'est pas très sage.
Je sais, tu es à toi.
Mais quand tu t'offres à moi,
Delta humide et chaud,
Dessous ton kimono,
Ma fille de joie, Anne,
Mon lilas, ma pivoine,
Alors, pardonne-moi,
Si d'un filet de voix,
Je murmure "ma femme",
Ma belette et ma Dame.
Lundi 14 août 2006
Le troc que je préfère, c'est caresse contre caresse.
Caresse avec tout ce qu'on veut,
Avec tout ce qu'on peut,
Même avec les yeux.
Et à distance, avec des mots, ou des photos.
Tous les matins, tu me caresses avec tes mots.
Bientôt nous n'aurons plus besoin de mots.
Je t'envoie du soleil, même s'il n'est pas encore levé, pour sécher ton pelage.
Mes mains pour tes joues, tes cheveux, ton dos, tes fesses et tes cuisses ...
Ma bouche pour tes lèvres et ton sexe avant qu'il ne soit trop tard.
Mes lèvres pour ta bouche et ta langue.
Mon con pour ta langue, tes doigts et ton sexe.
Mercredi 23 août 2006
Voici le triangle blanc de ta culotte,

qui couvre un autre triangle, encore une fois cadeau, de toi à moi

Vendredi 25 août 2006
Le sexe social ne m'intéresse plus. Il me faut le secret, la clandestinité : une relation à deux, sans témoin, avec cette disponibilité totale de ceux qui ont échappé aux conventions.
La volupté ne fait pas bon ménage avec la vie quotidienne - ménagère ou "intellectuelle".
La plénitude est à portée de chacun d'entre nous..., sauf peut-être de l'intellectuel.
Je vis bêtement et c'est une forme de bonheur tout à fait indiscutable.
Michel Polac, extraits de journal
Lundi 28 août 2006
Mais ARRÊTE !!! ...
Tu vois pas dans quel état je suis, de t'imaginer sous mon bureau en ce moment ?
Et comment je peux me montrer comme ça si l'on m'appelle ?
Hmmmm, comme c'est bon !
Mais ARRÊTE !
Non, continue ! ...
Encore ! ...
Oh oui ! ...
Non! Stop! ...
Mais si ! ...
Juste un peu ! ...
Ahhhhhhh ...
Jeudi 31 août 2006
n'allons pas plus loin
posons nous
et rions
gorges et ventres déployés
fou-rires mouillés
inondons
le paillasson
de l'ascenceur
en court-circuit
bloqué au septième ciel
Jeudi 7 septembre 2006

Je suis dans mon lit en ce moment. Je viens de prendre une douche, et je suis toute nue.
Ma touffe est encore humide. Je ne me suis pas bien essuyée. Mon corps est tout humide. Je suis toute chaude et humide. Et j'ai une touffe de poils soyeux, si tu voyais ça, tout noirs, tout doux. Tu veux les caresser pour voir ?
Et en dessous, c'est encore plus chaud. C'est vraiment très chaud, tu sais. Et devine dans quelle position je suis en ce moment ? J'ai le genou droit levé, la jambe gauche ouverte sur le côté. Imagine les aiguilles d'une montre marquant dix heures cinq.
Caresse-moi les lèvres. Lentement. Ensuite, écarte-les. Lentement. Caresse-les doucement avec la pulpe du doigt. Oui, comme ça, très lentement. Maintenant, prends mon sein gauche dans ta main libre. Tu le caresses doucement de bas en haut, et puis tu pinces le mamelon. Tu recommences plusieurs fois, encore, encore, jusqu'à ce que je sois sur le point de jouir.
Mercredi 13 septembre 2006
Ma bouche pour les baisers profonds à la tienne, pour les câlins raffermissant à ton sexe,
Ma double parenthèse pour tes yeux, tes doigts, ton nez, ta langue,
Mes mains sur tes mains, mes doigts dans tes cheveux, ma jambe pour t'y frotter pendant que tu me bois,
Mes jambes autour de tes reins lors de tes vas-et-viens quand tu es en moi, dur et doux à la fois,
Mon corps pour t'y poser, écrasé de plaisir.
Mardi 26septembre 2006
Toi qui passes en silence
Le long des jours, au fil des heures,
Au fil des eaux fuyantes,
Je me rappelle, tu m'as appris
D'autres liqueurs, d'autres humeurs.
Je me souviens de l'eau saline
Que je lappais à ton delta ouvert.
Mes caresses répondaient à ton corps grand offert
Et tes mains me faisaient découvrir
D'étranges paysages, échos de souvenirs.
Toi dont je garde en bouche la saveur,
Dont mon nez et mon sexe réagissent aux odeurs
Tu m'as fait résonner de désirs inconnus.
T'en souviens-tu ?
Ou je me fais du cinéma ?
Jeudi 12 octobre 2006
Aujourd'hui tu m'as fait jouir comme jamais avec ta bouche et tes doigts, après j'étais toute morte.
Je crois aussi que ça fait longtemps que je ne t'ai pas léché, pourtant je me souviens bien que c'est dur et doux à la fois, mes lèvres s'entrouvrent rien que d'y penser, et ma langue n'ayant rien à se mettre dessous les lèche.
Là arrivent les papillons qui mettent les mamelons en érection, descendent à l'intérieur du ventre pour enfin virevolter juste là où tu étais tout à l'heure.
Et toujours rien à me mettre sous la langue ...
Mercredi 4 octobre 2006
Et puis j'en ai marre de décortiquer les choses alors que l'évidence de base c'est que j'ai toujours envie de toi: de fourrer mon nez dans ton sexe, de lécher tes sucs, de têter tes mamelons et le bouton de ton clitoris, d'éjaculer au fond de ton sexe ou sous les caresses de ta langue, de sentir tes bras et tes cuisses enroulés autour de moi, de caresser tes cheveux et de regarder tes yeux gris-verts de tout près, sur l'oreiller dans le chaud humide de nos corps et de la couette.
Vendredi 6 octobre 2006
Merlin est enchanté.
Sa verge se dresse toute seule
Pour faire d'un potiron une Berlingo,
D'une Berlingo une cabane,
De Mélusine sa source vive,
De cette source sa jouissance.
A bras-cadeaux, Abracabra,
Echanges de sucs, échanges d'âmes,
Dans les bouches et les ravines,
Sous le palais de Mélusine.
Merlin repart gorgé de sucs,
Vidé de sa semence, Mélusine l'a bu.
Elle garde en elle un peu de lui.
Merlin porte son goût et son odeur
Autour de lui en auréole.
Jeudi 26 octobre 2006

Pleine de toi,
de ces palpables palpitations
gorgeant de sang
les muqueuses qui murmurent,
de ces vibrations de vit
vivantes de notre envie
de nous unir à l'unisson.
Vendredi 10 novembre 2006
Comme tout à l'heure
Que tu y mets les doigts
Que tu les bouges, oui, exactement comme ça
Comme tout à l'heure, moi, je meurs
Dis, pourquoi c'est mouillé ?
Mardi 2 janvier 2007
Sur le bureau, cette statuette africaine en bronze d'une mère portant son enfant à bout de bras.
Les cuisses fuselées de cette femme, ses seins, ses fesses, c'est toi.
Le mouvement de sa tête, vers le haut, c'est toi, renversée, les yeux entr'ouverts, lorsque je pénètre au fond de toi.
Le mouvement de ce corps tendu vers le haut, c'est mon sexe tendu vers toi.
Mercredi 3 janvier 2007
C'est par surprise que tu m'as fait l'amour ce matin alors que je n'étais pas tout à fait réveillée.
Par surprise et par derrière
Je trouve que tu exagère
J'y ai pris tant de plaisir
que je ne peux te haïr
jeudi 4 janvier 2007
C'est pas bénéfique ce genre de siestes ?
Bien sûr, il ne faut pas que tout reste à l'état de fantasme éternellement
Ce matin, je t'aimerais bien au petit déjeuner avec mon café Je pose ma joue sur ton ventre et tu viens tout seul dans ma bouche.
Tout est doux, ton ventre, ma joue, ton gland, ma langue.
Seul ton sexe devient dur, je me demande bien pourquoi .
Pour moi ?
Jeudi 18 janvier 2007
Moi, c'est de toi que j'ai faim, de toi que j'aimerais déjeuner.
Toi dont j'aimerais carresser les lèvres des miennes, et laisser jouer ma langue avec la tienne.
Puis caresser ton ventre doucement, de plus en plus bas avant de te prendre dans ma bouche.
Comme on est encore le matin, c'est là que tu jouiras.
Mardi 6 février 2007
C'était très bon de te toucher, même comme ça, et de te goûter au bout de mes doigts.
Quant à tes doigts dans mes poches, tu sais comme je suis sensible à leur caresse, depuis la première fois, où c'est par leur mouvement savant que tu m'as fait jouir.
Et maintenant encore, devant mon écran, mon sexe bande contre la table, et j'imagine le va et vient de tes doigts fins.