
Je te pétris, et d'ailleurs j'en perds la boule
Tu es appétissante dès le levain du soleil
Encore toute chaude comme un peu saoule
Alors je joue de la flûte pour que tu t'éveilles
Non pas que je veuille te rouler dans la farine
Ma mie mais je t'enlève la couverture blanche
De gourmandise je me pourlèche les babines
Et t'enfourne quand je t'allonge sur la planche
Permets-moi de respirer tes deux jolis pains
L'amie c'est toi qui me mènes à la baguette
Croissant de lune et nuit qui touche à ma faim
De tes miches je n'en perdrais pas une miette
Tu sais comme tous les moutons de panure
Je me noie dans tes yeux en amande et épice
Tes lèvres pulpeuses apprêtées à la levure
Je les goûte avec du miel et un grand délice
Ton beau sourire serait-il quelque sésame
Pour tes rondeurs boulangères qui croustillent ?
Une petite graine roussie qui m'enflamme
Ou un fou désir fougasse qui m'émoustille ?
Permets-moi de respirer tes deux jolis pains
L'amie c'est toi qui me mènes à la baguette
Croissant de lune et nuit qui touche à ma faim
De tes miches je n'en perdrais pas une miette
23/12/07
J'ai plané perdu sur les accords de ma guitare
Au dessus des sierras des plaines et des rivières
Un solo hispanique lancinant de quelque espoir
Où l'ivresse se mêle aux tristes accents amers
A-t-elle entendu ma musique qui palpite si fort ?
Le spleen est un monstre qui sort tous ses riffs
Jouant sur les cordes sensibles d'un joli corps
J'en pince pour une brune poupée de Ténérife
Au loin les moulins blancs qui tournent à Ségovie
Me murmurent les notes de ses doux rires infinis
Porque te vas ? Pour elle en version électrique
Beatriz cette chanson a laissé ton coeur ouvert
Étais-tu cette enfant entre la vie et l'onirique ?
Belle et tragique, corbeaux croassez en enfer !
Si j'atterris sous ton balcon avec ma stratocaster
Pour que s'élève ma sérénade de notre mariage
J'aurais tant d'aériennes mélodies en bandoulière
Pour célébrer l'amour à Notre dame des nuages
Au loin les moulins blancs qui tournent à Ségovie
Me murmurent les notes de ses doux rires infinis
Ce matin
Le lac a gelé
C'est chagrin
Pour les cygnes nacrés
Le câlin,
C'est le soleil pâle
Sur les chemins
Qui glisse doux comme un châle
Au creux du lit blanc de l'hiver
S'embrase la chaleur solaire
Ce matin
Les arbres dénudés
Au loin
Sont squelettes de peupliers
Le câlin
Des draps satinés
Sur tes seins
c'est délice d'un réveil de janvier
Mon coeur de glace se rechauffe et s'émoustille
Où s'embrasse la chaleur d'une fille
29/12/05