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Josée Marcil Préférences

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Flagellation

Engourdissement de toute l’action,
Je m’amuse juvénilement,
À irriter le fœtus de mes idéaux.

Je m’hypnotise à travers ma lentille lunaire,
Mais je ne cesse de me balafrer à grands coups d’infériorité.

Du détrônement de mes lointaines balances,
J’ai soupirée longtemps d’une profonde aisance.

Pourquoi me vois-je si factieuse,
Quand dans un bon pas,
Je m’exalte de mes nouvelles heureuses?

Aucuns affidés ne peut maintenant me prouver,
Ou plutôt me désaffecter de toutes ces lugubres défaillances m’enlaidissants.

J’agis dangereusement envers cet être frêle,
Qui découle directement d’une pluie de grêle,
Provoquée par mes ancêtres amants.

Josée Marcil (18/12/1997)

Défoulement

J’aimerais plafonner tous mes cadavres,
Arriver à les faire exploser.
Je boirais leur sang,
Aux aphrodisiaques
De leurs amants.

Peu importe le temp;
L’espace…

Je suis censée,
Succomber à temps.

Une implosion de défoulement,
Me fait soudainement magie!

Alors même que je me désenchante,
De foudroiement,
Ma virginité me trahie .

Josée Marcil (Vivisection)

Effervescence

Punis à coups de bonheur,
De devoir sourire à toute heure,
Je suis effervescence,
Lorsque dans la nuit de vacarme je pense.

La plume du paon,
Fume quelque chose de bon.

La matérialisation des idées dévastatrices,
Est néfaste et nécessaire.

De là, globulie les rêves.

Josée Marcil (Vivisection, 2002)

Corps Conquérants

Il est incontestable,
Que ces belles sont souriantes,
Par missives dépendantes.

Celle, cette dépendance,
Que l'oeil voyeur de l'homme,
Nourrit si instinctivement.
De chérir chaque sinuosités,
De la courbe chez la femelle,
Est pour l'iris du mâle,
Un quasi rituel.

L'appel du toucher,
Est subjectivement lié,
Avec cette constante voyance de l'homme...
Mettre la patte dessus!

L'emprise d'une étreinte qui danse,
Semble toujours plaire aux dames.
Toutefois, la main posé pendant un silence ;
Est déjà, un vicieux signe de possession.

Elle sait que si elle s'y met,
S'est pour s'éterniser,
Pour lui, toutefois ;
Il ne veut que déstabiliser son petit monde perdu.

Lui procurer le "frisson",
Qu'il est certain d'atteindre,
À la vue de son innocente, exhibition.

Matérialiser ce qui les excite,
Cette vibration, que les arts tentent de joindrent,
Depuis la nuit des temps.

Nourrir cet abîme,
De se complimenter;
La mission de tous les nostalgiques!

Les amoureux,
Aux lumières du plancher,
Sont fleurs de lotus, qui s'animent,
Aux étoiles de leurs regards .
S'allume alors, la jalousie,
Des déserts voisins !

Et pleuvent les sens.
De voir, d'entendre, de goûter, de sentir ;
Enivre la femme,
Mais le toucher chavire,
Les phantasmes discontinus de l'homme.

Après tout, ils se marient,
À l'aube de la séparation,
Et c'est de là que découlent,
Les larmes de l'inspiration.

Une mélodie,
Qui s'ajoute à l'harmonie.

Josée Marcil (18/12/1997)

Gelés

Ö doux interdits,
Sans cesse,
Je me lasse à vous pleuvoir de mes vouloirs.

Quel charme aveuglant,
Que de jouir de ces moments,
Epicés d'envoûtements lentement puissants.

Chaque inhalation se perd
Dans de fulgurants tourbillons,
Car sans modération,
Je cherche mon nom.

Cataractes de démoniaques.
Une froideur incompréhensible.

Jamais ne peut être tuer ;
Ce froid !

Nouvelle saison

D'une nouvelle atmosphère,
Se gratifie mon univers.
Je souris peut-être enfin,
À mes lendemains.

J'aime bourgeonner de plaisir,
À attendre tes sourires flétrir.
Une pluie de tambourins,
Brûle tous mes chagrins !

Je n'ai presque plus peur
De tordre ma tumeur,
Parce que je sais, maintenant,
Que je contrôle mon existence, pleinement.

Responsabilité

A la marche,
L'on s'effrite de labeur.

Aux défis,
L'on boue, frise et humecte le tableau,
De notre exemple infecte.

Il se gonfle et ronfle,
Au nez de notre volonté ;

Cet impasse de choix et de droits,
Que l'on se doit d'accorder.

Josée Marcil (2001)

Tracas d'un poète féminin

Plaint à celui qui ment,
De trop chercher sans trouver !
Cette muse,
Qui par delà les plaintes et les craintes ;
Abuse de notre humanité souvent insensible à ses prismes incongrus.

Les formes du mental s'incurvent,
Avec tant de bien que de mal,
Au bout de ma plume,
Qui saigne ce que ma bouche dédaigne.

Élucider la cause du mal d'être,
Par ce papier en prose peut-être.
Je cherche.

Avec mon amour, je plais à celui qui me tente ;
Par delà les virgules, se jonche une femme,
Qui de scrupules émane.

Une accolade, un éternuement du coeur,
Ne sont que les bribes d'un amour grandissant.

Josée Marcil (Vivisection, 2000)

La clé qui m'engouffre

Des larmes de cristal,
Creusent des rigoles sur mes joues,
Dont le sang en jaillissant,
Me fusille de ces jaloux?

Je me raccroche aux divins plaisirs,
Mais comble d'ambiguïté,
Je ne sais plus rire?

Je rampe sur le chemin de la manigance,
Car je maîtrise en moi une telle violence?

Je dévorerais quiconque sans regret,
Pour enfin être vraie?

Je blasphème l'orientation de mes idées,
Puisque même elles sont « over-dosées »?

La nuit quand se lèvera le soleil de la noirceur,
Je ne pourrai plus faire ni avoir peur?

Josée Marcil (03/04/97)

Désirable

Nous le sommes,
Quand de plaire aux hommes,
L'on est en faculté.

À premier oeil, le voile spirituel
Abreuve la continuité , la volonté,
Une conversation est dès lors formée.

La curiosité d'en apprendre plus,
Est alors piquée.

De gestes, de rires et de regards,
Un désir est basé;
Pour grandir,
Il insiste à interroger.

De suite, l'on connaît et l'on sait,
La belle mystérieuse est épanouie,
L'envie s'atténue!

Un triste regard et plusieurs rejets,
Dévoilent une désirable moins bien désirée.

Elle s'enfuit et court à pattes de velours;
Son amour propre s'estompant pas à pas.

De le provoquer elle en rêve,
D'être trop connue, elle en dérive.

Josée Marcil (17/12/97)

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